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 [offices de aurélien]

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aurelien87
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MessageSujet: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:02

L’heure de la messe était arrivée et Aurélien alla sonner les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale. Il était un peu ému, car c’était son premier office à La Teste.



Aurélien se dirigea ensuite vèrs les stalles où se trouvaient les jenes enfants du village, et qui allaient chanter pour la premire foi pour l’office.

Bon, alors on se tient bien pendant l’office, les enfants, et respirez bien avant de chanter. Il faut que votre chant soit si beau que nos paroissiens croient que c’est le chant des anges


Aurélien se dirigea ensuite vers la sacristie. Il mit ses vetements sacerdotaux, puis prépara les objets nécessaires au culte. Il avisa la bouteille de vin de son curé et fit la moue; puis il sortit une bouteille de sa besace et en versa le contenu dans les aiguières pour l’office.

Bon, ce petit vin de Bourgogne, de mon abbaye sera plus approprié, surtout pour ce que je vais leur dire aujourd’hui.

Une fois tous les préparatifs achevés, Aurélien, non sans un pincement au cœur, alla jusqu’à l’autel, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés, surtout ceux d’hier soir, et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes fidèles.

et se tourna vers les paroissiens assemblés dans la nef.

Bonjour mes frères, mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes…. Hum, les hommes et les femmes, je veux dire.
J’aurai l’occasion de vous en parler durant l'office, toutefois avant d’écouter la lecture, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut ! Répétez après moi mes amis.




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier. Et je vous rappelle que les confessions, c’est ici, et pas dans les tavernes. N’est-ce pas ?

Aurélien regada quelques têtes un peu ahuries en souriant, puis il continua son office.

Professons ensemble notre Foi :



Puis Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria

http://img234.imageshack.us/img234/4882/choristes1nb1.jpg " border="0" alt="" />

Pendant ce temps, aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus



Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage qu’il avait choisi pour ce dimanche :

Citation :
Lecture du livre des vertu, Livre III, les archanges et les Saints aristotéliciens.
La jeune Boulasse est né en 552 à Beaune en Bourgogne. Ses parents, païens, tenaient une taverne respectable sur la place du marché, la « Taverne des Hospices » (bière à 0,60 écus et menus à 6écus). Gens sérieux et respectables ils n’en priaient pas moins les idoles et méconnaissaient le message de L’Eglise. Cependant ces braves taverniers s’approvisionnaient en vin et bière auprès des moines des environs et Boulasse qui s’occupait de la réserve avait de fréquents contacts avec eux.

Comme elle était ouverte et intelligente, les moines l’initièrent, à la fois, à la foi et à l’œnologie.
C’est au cours d’une de ses très longues nuits de formation et discussion théologiques dans l’arrière salle de ses parents qu’elle fût éblouie par la lumière divine dans le reflet d'une pinte.
Convertie et sure de sa foi, Boulasse quitta ses parents et choisi la voie de l’Eglise. Elle fut formée par un des moines qui l'avaient pris sous leur aile, fort impressionnés par sa force de conviction.

Ressentant le besoin impérieux de prêcher pour sa nouvelle foi, elle se fit ordonner secrètement prêtre en 582 , en dépit des interdictions et consciente des risques mais sure de suivre les desseins divins. Ne pouvant devenir curée, elle ouvrit une taverne « au bon croyant » où elle fit des conversions et donna des cours de catéchisme, et même dit-on, elle y aurait baptisé des croyants avec l'aide et le soutien du curé de Mâcon.

Rompue aux prêches de grande écoute et gérant sa taverne de main de maître, elle eut une action missionnaire d’envergure sur la ville et convertit les masses à la vraie religion. On se souviendra longtemps de son action charitable envers les vagabonds et de l’organisation de ses quiz religieux en taverne avec ses lots de bière à gagner.


Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :

Nous venons d’écouter un passage très intéressant du Livre des vertu. Il s’agit de la vie de Sainte Boulasse. Oui, oui, celles que vous vénérez tous sans en avoir l’air. Ne me dites pas le contraire, aucun de vos *hips* ne m’a échapé en taverne. Mais vous oubliez un point essentiel, c’est que la biere est un prodit divin. Vous ne devez pas le consommer n’importe comment, à la va vite, sans prendre le temps. Oui, vous buvez comme des lap… comme des trous, sans prendre le temps de glorifier le très haut qui vous fait ce merveilleux cadeau. Vos bieres viennent tout droit de l’abbaye de Tastevin, abbaye de trappistes comme chacun sait, et ui distille pour la plus grande gloire du Très Haut. N’oubliez jamais cette merveilleuse parole de Sainte boulasse : • Ne plus croire crée une crise de foi, trop boire une crise de foie. . Les dégats sont lus importants, une crise de foie, le médecin vous la guérit en une heure, mais une crise de foi… c’est plus délicat. Soyez donc plus modérés sur les bieres, mais nettement moi dans votre croyance. Car la Foi vous sauve, pas la biere ; D’aileurs, Sainte boulasse n’a-t-elle pas dit : • Il vaut mieux la bière dans le corps que le corps dans la bière. • Il faut boire avec modération et prier avec ferveur. Suivez donc le chemin que nous a montré cette admirable Sainte, et venez prier aussi souvent que vous allez en taverne. Et n’oubliez jamais son exemple, elle qui fut un pilier de taverne. Enfin, je terminerai sans résister à l’envie de vous livrer une autre de ses remarquables pensées : J’ai plus de cœur que de foie mais je peux tout digérer si c’est dit par amour du Très Haut. Faites-en de même.
Amen


[i]Aurélien prit quelque temps de silence, observant les quelques réactions des fidèles, puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion des fidèles.


Mes frères et mes sœurs, comme l’a si bien dit Sainte Boulasse, dont je viens de vous parler longuement : • C’est pas parce que la communion est gratuite, qu’il faut se moquer des fidèles et distribuer du picrate. J’ai là un petit vin de bourg.. oups hum.. heu….bref, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :




Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Puis Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière, non sans montrer sa grande satisfaction à ses choristes :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier Dieu de nous ouvrir les yeux aux autres et nous aider à mieux les apprécier les bienfaits de laet les reconnaître comme nos frères et nos sœurs.

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nous à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, comme de vrais Enfants de Dieu et à savoir apprécier la biere avec modération, comme nous l’a enseignée Sainte Boulasse : Il faut boire avec modération et prier avec ferveur. , Sainte Boulasse dont le symbole si doux sont six roses. Amen.


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux, féliciter ses choristes et gagner le porche de l’église pour s’entretenir avec ses amis et tous les paroissiens.
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aurelien87
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:05

L’heure de la messe était arrivée et Aurélien, ayant appris que son curé était en retraite dans le couvent voisin, alla à l’église pour faire l’office dominical. Il sonna les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale. Il alla ensuite dans la sacristie préparer les objets du culte. Il mit quelques miches de pains dans les patènes et ouvrit une bouteile de vin de bourgogne qu’il avait ramené de son abbaye.

http://img363.imageshack.us/img363/9665/aloxebouteillewx2.gif " border="0" alt="" />

Bon, si ce petit Aloxe-Corton ne plait pas à Miles…. C’est que ce garçon devient vraiment trop exigeant…..



Il alla jusqu’à l’autel, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes fidèles.

et se tourna vers les paroissiens assemblés dans la nef.

Bonjour mes frères, mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin que nous a tracé Aristote et honorer ensemble notre Créateur, sans qui la vie n’a aucun intérêt. J’aurai l’occasion de vous en parler durant l'office, toutefois avant d’écouter la lecture, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut ! Répétez après moi mes amis.




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier.

Professons ensemble notre Foi :




Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria



Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus



Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage qu’il avait choisi pour ce dimanche :

Citation :

Livre 1 le mythe aristotélicien Partie II : la préhistoire Chapitre 8 :

Parmi tous les humains, un groupe se forma, cherchant à comprendre la réalité divine. Mais ce groupe était tout aussi ignorant de Dieu que le reste de l’humanité. Les humains ne ressentaient plus l’amour divin, car ils s’étaient détournés de Lui. Ils cherchaient une explication à leur vie, alors que la réponse leur était donnée. Mais ils ne savaient plus l’écouter et y restaient sourds. (…)
Mais il restait un vide dans le coeur des hommes et des femmes. Il leur manquait ce pour quoi ils avaient été conçus. Il leur manquait l’amour que Dieu voulait leur donner et qu’Il attendait en retour. Alors, Dieu décida que le moment était venu de se rappeler à Sa Création. Il trouva un enfant dans la cité qui s’appelait Stagire et lui enseigna Sa Parole afin que l’Homme retrouve le chemin de la vertu. Cet enfant s’appelait Aristote.



Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :

Nous venons d’écouter un passage très important du livre des Vertu, et je vous invite à le méditer profondément. Voila quelque temps que j’entends, en taverne, des commentaires sur la Foi. A quoi bon ? disaient les uns…. Moi je préfere rester libre , disaient les autres…. Ou pire encore…..moi cela ne m’intéresse pas.
La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la vie au quotidien se charge de nous le rappeler. La Foi est là pour répondre à certaines de vos questions : où vais-je, où courges..et dans quel état j’erre. La Foi est là pour vous aider à ne plus vous sentir inutile en ce bas monde. La Foi est là pour vous aider à donner un sens à votre vie.
Il ne s’agit plus de faire du bénéfice pour dormir sur un matelas d’écus, ou vivre dans une belle chaumière entouré de ses moutons sans se préoccuper de ses voisins. La Foi est là, au contraire pour vous aider à vous ouvrir aux autres, vivre réellement en communauté avec la volonté d’entre-aide. Le Très Haut donne à chacun la force de survivre dans un monde pas toujours rose, dans un monde qui peut être hostile.
Partager sa Foi avec ses voisin, partager l’Amitié Aristotélicienne, adoucit la vie. Ainsi nous ne nous sentons plus seuls, ni abandonnés. Le Très Haut est là qui veillle sur nous, et notre communauté, solidaire, avance sur un chemin bien plus agréable. Le Chemin de la Vertu .
Nous donnons ainsi un vrai sens à notre vie. Un sens non plus simplement matérialiste, mais un sens spirituel. Et c’est uniquement cette voie spirituelle, que nous enseigne les prophètes Christos et aristos, qui rendra notre vie plus agréable. Ainsi, non seulement nous avons l’assurance d’une existence qui n’est plus vaine, mais aussi l’espoir qu’après notre mort, le Très Haut voyant nos actes et nos actions, nous accueillera auprès de Lui, dans le Paradis Solaire.

Ainsi donc, voila ce que je vous propose. Donner enfin un vrai sens à votre vie, en venant vous joindre à la grande communauté des croyants. Amen .



Aurélien prit quelque temps de silence, observant les quelques réactions des fidèles, espérant que son sermon ramènerait les habitants dans leur cathédrale, ne le laissant pas seul à officier devant seulement un ou deux habitants. Puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion des fidèles. Buvant à la coupe sacrée, Aurélien se dit mentalement, que son petit bourgogne était un vrai délice, Christos en braies de velour….

Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions : je rappelle quand même que seuls les baptisés peuvent venir communeir au pain et au vin…. Alors, Miles et tous les autres, si vous voulez tremper vos levres dans ce merveilleux bourgogne… vous voyez ce qu’il vous reste à faire…..




Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Puis Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier Dieu d’aider nos futurs baptisés à trouver ce chemin de la vertu que nous enseigne Aristote.

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nos frères à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, aide les à retrouver le chemin de cette église pour qu’ils deviennent de vrais Enfants de Dieu. Amen.


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux et gagner le porche de l’église pour s’entretenir avec ses amis et tous les paroissiens.
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aurelien87
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:07

Aurélien avait travaillé longtemps dans son bureau lorsqu’il se rendit compte que l’heure de la messe était arrivée. Il se précipita au pas de course jusqu’à l’église. En entrant il vit que Fanta était déjà là.

Bonjour Fanta….. keuf keuf keuf…. houlala je suis un poil en retard. Keuf keuf keuf…..

Aurélien alla sonner les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale. Il avit tellement courru qu’il eût du mal à tirer sur les cordes.



Aurélien fonça ensuite dans la sacristie pour se préparer. Dans sa hâte il faillit en mettre son aube à l’envers.

Ah ben, ca commence bien aujourdhui… bon pressons nous…

Il alla jusqu’à l’autel, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes fidèles.

et se tourna vers les paroissiens assemblés dans la nef.

Bonjour mes frères, mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes. J’aurai l’occasion de vous en parler durant l'office, toutefois avant d’écouter la lecture, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut ! Répétez après moi mes amis.




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier.

Professons ensemble notre Foi :




Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria



Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus



Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage qu’il avait choisi pour ce dimanche :

Citation :
Lecture du livre des vertus : Partie II : La préhistoire, chapitre 8, le paganisme.

Pour honorer leurs multiples divinités les humains créèrent des églises qui leur étaient dédiées et les nommèrent “temple”. Eux-mêmes, faisant office de clerc dans leur paganisme, se nommèrent “prêtres”. Ils suppliaient l’aide de leurs dieux et, en échange, leur sacrifiaient des animaux. Alors que Dieu avait enseigné à Oane que les multiples créatures du monde, bien que soumises aux humains, devaient être respectées, c’est par leur sang que les païens révéraient leurs fausses divinités.

Mais il n’y avait pas d’amour pour leurs nouveaux dieux. Ceux-ci ne servaient qu’à rendre des services en échanges de ces sacrifices. Certes, ces païens respectaient leurs divinités, mais c’était par peur plutôt que par amour. De nombreuses cités se regroupèrent en royaumes, ayant à leur tête des rois. Ceux-ci firent appel aux prêtres païens afin que leurs divinités leur viennent en aide et les faux clercs croyaient lire dans les entrailles l’avenir des cités.

Mais il restait un vide dans le coeur des hommes et des femmes. Il leur manquait ce pour quoi ils avaient été conçus. Il leur manquait l’amour que Dieu voulait leur donner et qu’Il attendait en retour. Alors, Dieu décida que le moment était venu de se rappeler à Sa Création. Il trouva un enfant dans la cité qui s’appelait Stagire et lui enseigna Sa Parole afin que l’Homme retrouve le chemin de la vertu. Cet enfant s’appelait Aristote.


Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :


Ce passage du Livre des vertus nous montre clairement le chemin que nous devons suivre. Voyez comment les hommes se sont fourvoyés dans de vaines croyances, inutiles et ridicules. Allez-vous croire, vous aussi, qu’il suffit d’abattre un cochon pour voir dans ses entrailles ce que Dieu vous demande ? Ou si vous aurez une bonne récolte demain ?
Allez-vous succomber au discours mielleux de tous ces faux prophètes qui ne pensent qu’à s’enrichir à vos dépends ?

Dieu vous montre la voix. Il nous a envoyé Aristote pour nous montrer le chemin de la vraie foi, celle qui peut bâtir des montagnes, celle qui vous mènera au Paradis, auprès de Lui.

Regardez autour de vous, plusieurs d’entre vous suivent les cours de catéchisme Ils ont décidé de suivre en cela l’exemple de tous nos baptsés de La Teste. Comme messire Vékakaji ou notre ancienne mairesse dame Cassandre.. Ces hommes et ces femmes sont des exemples pour tous, car ils vivent dans l’Amour de Dieu. Ils ont écouté sa parole, et vivent en Enfants de Dieu, vertueux, aimant leur prochain comme eux même. Ils viennent tous les dimanches partager le repas du Seigneur, et prier qu’il les conserve dans le vrai chemin de la Foi. Et vous qui venez demander le baptême, suivez leur exemple.

Quant à nous, soyons plus attentifs à notre voisin, à cet étranger de passage dans notre ville. Ouvrons leur notre porte et notre cœur, et recevons les en enfants de Dieu, comme nous aimerions être reçus chez eux.

Vivons pleinement notre foi, et suivons les préceptes d’Aristote, et nous aussi nous retrouverons le chemin de la vertu et pourrons ainsi accéder au Paradis que Dieu nous a promis.


Aurélien prit quelque temps de silence, observant les quelques réactions des fidèles, regadant dans les yeux ceux qui étaient ecore bien hésitants. Puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion des fidèles. Il montra ostensiblement à quelques incrédules qu’il utilisait une bonne bouteille de vin de Bourgogne, un Aloxe-Corton qu’il avait rapporté de son monastère.


Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :




Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Puis Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier Dieu d’aider nos futurs baptisés à trouver ce chemin de la vertu que nous enseigne Aristote.

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nos frères à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, aide les à bien se préparer à leur baptême pour qu’ils deviennent de vrais Enfants de Dieu. Amen.


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux et gagner le porche de l’église pour s’entretenir avec ses amis et tous les paroissiens.
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:09

Aurélien arriva à l’église, après avoir travaillé un peu dans son bureau. L’heure de la messe était arrivée et alla donc sonner les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale.



Aurélien passa ensuite dans la sacristie pour se préparer. Il y avait là le jeune Benoit, qu’il venait de former pour être enfant de chœur. C’était le fils d’une veuve du village qu’Aurélien avait pris en affection. Le garçon était un peu turbulent, mais Aurélien pardonnait ses frasques à ce garçon de dix ans, qui n’avait plus de père pour le guider. Il l’aida à mettre son aube, puis Aurélien se prépara..

Benoit, va mettre le Livre des Vertu sur l’ambon, et ensuite tu apportera les burettes à l’autel…..Benoit !!!!! ne ricanes pas comme cela…. Non ce n’est pas une blague de messire Spieljäger !!!!! Les burettes contiennent l’eau et le vin pour la consécration. Ah ben, tu commences bien aujourd’hui… bon presses toi un peu…


Benoit, riant sous cape pour éviter de se ramasser une baffe de son diacre, prit le Livre des Vertu et alla le poser jusqu’à l’ambon. Il revint ensuite dans la sacristie. Comme le diacre était en train s’habiller, Benoit gouta en douce un peu de son vin.
ah ben, y s’emmerde pas le diacre, l’est bien bon son pinard, meilleur que celui de Choubard…..
L’air de rien, mais content de son coup, Benoit alla en vitesse porter les flacons
jusqu’à l’autel et revint dans la sacristie.



Allez, Benoit, allons y. Bon, tu te tiens correctement, je ne veux pas que tu montre le mauvais exemple à cette bande de farceurs. Et tu fais bien tout ce que je te dis.
Il alla jusqu’à l’autel, suivit de son enfant de chœur, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse, tout en surveillant le jeune Benoit du coin de l’œil.

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes fidèles.

et se tourna vers les paroissiens assemblés dans la nef.

Bonjour mes frères, mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes. J’aurai l’occasion de vous en parler durant l'office, toutefois avant d’écouter la lecture, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut ! Répétez après moi mes amis.




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier.

Professons ensemble notre Foi :





Benoit voulait montrer aux élèves du caté qu’il avait bien retenu sa leçon. Il récita ou plutôt cria d’une voix forte son acte de foi.
Je demande pardon à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.



Un revers de main atterrit sur la tête de Benoit, et le regard d’Aurélien foudroya le jeune garçon..
Non mais ca va pas Benoit….. inutile de crier comme ca……


Benoit pourra un petit cri
Ayeuuuuuuuuuuuu……ben quoi, j’le sais mieux qu’eux…. Pi c’est moi qui me ramasse une baffe….



Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria



Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus

http://www.poltau.fr/imageetson/Livre.gif " border="0" alt="" />

Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage qu’il avait choisi pour ce dimanche :

Je vais vous lire un passage du livre de la vie d'Aristote : Livre d'Aristote, chapitre 2.
Citation :

"...Alors qu'il s'approchait des marches du temple, Aristote s'arrêta, comme immobilisé par une force invisible. Ne comprenant pas ce qui se passait, il se retourna vers la ville pour appeler sa mère Phaetis, qui était à quelque distance de là. Mais ses lèvres ne produisirent aucun son.
La terreur commençait à inonder son âme, quand le tonnerre gronda au-dessus du temple du faux dieu. Un éclair vint le frapper en son centre et Aristote s'écroula.
Puis une voix puissante qui faisait frémir les cieux retentie dans l'esprit d'Aristote; elle disait: "Voilà ce que ma puissance réserve aux démons qui se font honorer comme des dieux. Cherche le Dieu unique, cherche la Vérité et la Beauté, car un jour viendra celui qui restaurera tout". ..."


Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :



Ce passage de la vie d'Aristote est intéressant pour deux raisons. D'une part, il nous révèle que l'Etre Divin est tout-puissant et que nous sommes tous vulnérables devant lui. Sa puissance peut effrayée celui qui ne croit pas mais il rassure l'aristotélicien fidèle, car Dieu protège les siens.

D'autre part, ce texte nous demande de nous mettre en marche pour chercher. Chercher qui ? quoi ? Le Dieu unique bien sûr, source de Vérité et de Beauté. Pourquoi faut-il le chercher ? Car il est tout puissant et qu'un jour viendra où celui qui restaurera tout !

Partez donc dans à la recherche de ce Dieu tout puissant, croyez-en lui et suivez la voie de l'Eglise aristotélicienne. Mieux rejoignez-la et ensemble guidons les fidèles. Amen.



Aurélien prit quelque temps de silence, observant les quelques réactions des fidèles, regardant dans les yeux ceux qui étaient encore bien hésitants. Puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion des fidèles. Il vérifia discrètement que Benoit avait bien apporté les bonnes burettes, surtout celle contenant son vin de Bourgogne, un Aloxe-Corton qu’il avait rapporté de son monastère.


Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :





Benoit regardait les paroissien venir gouter le vin du Diacre. Il tira sur la manche de son aube.

Et moi Aurélien, j’en veux aussi de ton bon vin…….


Aurélien sourit à la remarque de Benoit. Il se dit qu’il allait devoir surveiller de près ce garnement.
Non Benoit, toi ce sera quand tu aura un peu plus de poil au menton, tu es trop jeune pour l’instant

Benoit fit une grimace, et murmura pour que le diacre l’entende pas
m’en fout, j’en ai déjà gouté, et en ai même piqué à Choubard dans sa taverne…..



Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Cachant son envie de rire, Aurélien fit comme s’il n’avait pas entendu le chuchotement de Benoit et revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier Dieu d’aider nos futurs baptisés à trouver ce chemin de la vertu que nous enseigne Aristote.

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nos frères à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, aide les à bien se préparer à leur baptême pour qu’ils deviennent de vrais Enfants de Dieu. Amen.
Je vous rappelle que demain a lieu le baptême de Maya…..je veux tous vous y voir….. pigé ?? !!!!!!


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux suivit de Benoit qui faisait le pitre dans son dos. Il gagna ensuite le porche de l’église pour s’entretenir avec ses amis et tous les paroissiens.





Citation :
Lecture du livre des vertus : Partie II : La préhistoire, chapitre 8, le paganisme.

Pour honorer leurs multiples divinités les humains créèrent des églises qui leur étaient dédiées et les nommèrent “temple”. Eux-mêmes, faisant office de clerc dans leur paganisme, se nommèrent “prêtres”. Ils suppliaient l’aide de leurs dieux et, en échange, leur sacrifiaient des animaux. Alors que Dieu avait enseigné à Oane que les multiples créatures du monde, bien que soumises aux humains, devaient être respectées, c’est par leur sang que les païens révéraient leurs fausses divinités.

Mais il n’y avait pas d’amour pour leurs nouveaux dieux. Ceux-ci ne servaient qu’à rendre des services en échanges de ces sacrifices. Certes, ces païens respectaient leurs divinités, mais c’était par peur plutôt que par amour. De nombreuses cités se regroupèrent en royaumes, ayant à leur tête des rois. Ceux-ci firent appel aux prêtres païens afin que leurs divinités leur viennent en aide et les faux clercs croyaient lire dans les entrailles l’avenir des cités.

Mais il restait un vide dans le coeur des hommes et des femmes. Il leur manquait ce pour quoi ils avaient été conçus. Il leur manquait l’amour que Dieu voulait leur donner et qu’Il attendait en retour. Alors, Dieu décida que le moment était venu de se rappeler à Sa Création. Il trouva un enfant dans la cité qui s’appelait Stagire et lui enseigna Sa Parole afin que l’Homme retrouve le chemin de la vertu. Cet enfant s’appelait Aristote.



Ce passage du Livre des vertus nous montre clairement le chemin que nous devons suivre. Voyez comment les hommes se sont fourvoyés dans de vaines croyances, inutiles et ridicules. Allez-vous croire, vous aussi, qu’il suffit d’abattre un cochon pour voir dans ses entrailles ce que Dieu vous demande ? Ou si vous aurez une bonne récolte demain ?
Allez-vous succomber au discours mielleux de tous ces faux prophètes qui ne pensent qu’à s’enrichir à vos dépends ?

Dieu vous montre la voix. Il nous a envoyé Aristote pour nous montrer le chemin de la vraie foi, celle qui peut bâtir des montagnes, celle qui vous mènera au Paradis, auprès de Lui.

Regardez autour de vous, nous avons célébré des mariages récemment. Ces hommes et ces femmes unis par l’amour, sont des exemples pour tous, car ils vivent dans l’Amour de Dieu. Ils ont écouté sa parole, et vivent en Enfants de Dieu, vertueux, aimant leur prochain comme eux même. Ils viennent tous les dimanches partager le repas du Seigneur, et prier qu’il les conserve dans le vrai chemin de la Foi.

Alors nous aussi, soyons plus attentifs à notre voisin, à cet étranger de passage dans notre ville. Ouvrons leur notre porte et notre cœur, et recevons les en enfants de Dieu, comme nous aimerions être reçus chez eux.

Vivons pleinement notre foi, et suivons les préceptes d’Aristote, et nous aussi nous retrouverons le chemin de la vertu et pourrons ainsi accéder au Paradis que Dieu nous a promis.
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:10

Cours du séminaire

L’heure de la messe était arrivée et Aurélien alla sonner les cloches à toute volée pour appeler les moines et les moniales à le rejoindre à la prière dominicale. Il était un peu ému, car c’était son premier office au monastère.



Aurélien se dirigea ensuite vers la sacristie. Il mit ses vêtements sacerdotaux, puis prépara les objets nécessaires au culte. Il avisa la bouteille de vin de son professeur et fit la moue; puis il sortit une bouteille de sa besace et en versa le contenu dans les aiguières pour l’office.

Bon, ce petit vin de Bourgogne, de la réserve du prieur sera plus appropriée, et ca me donnera du courage pour ce premier office.

Une fois tous les préparatifs achevés, Aurélien, non sans un pincement au cœur, alla jusqu’à l’autel, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés, surtout ceux d’hier soir, et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes frères et sœurs.

et se tourna vers l’assistance assemblée dans la chapelle.

Bonjour mes frères et mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes.
Toutefois avant d’écouter la lecture d’aujourd’hui, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut !




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier. Notre recteur et notre vice recteur sont en ce moment dans un confessionnal, à la disposition de ceux qui le souhaitent ; pendant ce temps, nous pouvons réciter ensemble quelques prières.
Aurélien reprit une prière qu’avait faite le père Uter lors d’un des derniers repas.
[b] Rendons grâce au Très-Haut


En Lui, tout fut créé, dans le ciel et sur terre.

Car le moteur du monde écartant le néant

De la Sainte Parole, nous faisant légataire

Nous a prédestinés a être ses enfants


Le peuple d’Oanylone céda à la folie,

Et tous renonçant à l'amour d'eux-mêmes,

Impies jusqu'à mourir à force d’acédie

Aux côtés du Sans Nom reçurent l’anathème

Alors

Sa colère est venue et Il leur a offert

Par la voie du Pardon de trouver le salut

Epargnant les Vertueux dans un destin solaire

Jetant les corrompus dans la lune, reclus


Mais Son Amour s'étend de royaume en royaume

Dieu a su éveiller nos esprits sous nos heaumes

Comme Il nous l’a promis depuis les temps anciens

Au travers du prophète, par la bouche des saints


Dispersant les ténèbres au dessus d’Oanylone

Renversant les imbus de leurs superbes trônes

En déployant la force de son bras divin

Il élève les humbles, comble les crève-la-faim,

Renvoie les riches impies repartir les mains vides

Et secours la vertu dont la force impavide

A la face des peuples chante pour qu’on bénisse

Aristote le Sage, qui fût notre Prophète

Lumière qui nous révèle à sa pensée parfaite

Et, qu'au nom de Christos tout les genoux fléchissent.


Amen


Aurélien vit que tout le monde était revenu de la confession et continua son office.

Professons ensemble notre Foi :



Puis Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria

Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus

http://www.poltau.fr/imageetson/Livre.gif " border="0" alt="" />

Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage que lui avait imposé son vice recteur pour cet office :

Citation :

Aristote suivait l’enseignement de Platon avec avidité. Ce que le maître disait, l’élève l’intégrait comme inaltérable vérité. Les grandes capacités d’Aristote en avaient fait le disciple préféré de Platon, et lorsque le maître énonçait un principe, l’élève trouvait toujours le moyen d’en assurer l’exactitude, par quelques réflexions ou exemples bien trouvés.

Mais un beau jour, le maître et l’élève eurent leur première dissension, alors que Platon affirmait la chose suivante.

Platon : "Ainsi, les idées sont une création abstraite de notre intellect. Elles ont une existence qui leur est propre."

Aristote : "Vous voulez dire, maître, qu’il n’existe pas autant de choses que d’idées ?"

Platon : "Oui, c’est ce que je veux dire, brillant disciple."

Aristote : "Mais par là même, vous prétendez qu’il existe des choses sans qu’une idée y soit associée, et inversement."

Platon : "En effet, l’idée est le produit de la conscience, et la chose celle du réel. C’est deux objets qu’il convient de distinguer."

Aristote : "Voilà bien une proposition étrange, cher maître, de dissocier ainsi ce qui est indubitablement lié."

Platon : "Que veux-tu dire ?"

Aristote : "Et bien qu’une idée ne peut exister sans la chose à laquelle elle se réfère."

Platon : "Mais que fais-tu de l’abstraction, Aristote ?"

Aristote : "L’abstraction est une illusion, cher maître. L’idée ne vient à l’esprit que tant qu’il existe la chose. Nous sommes parties d’un tout, et si un élément devient intelligible, c’est bien parce qu’il existe."

Platon : "Mais par telle affirmation, tu nies le pouvoir créateur de l’esprit."

Aristote : "L’esprit ne fait qu’observer et constater. Les idées ne sont que la faculté de l’homme à voir ce qui l’entoure. Elles ne font que rendre intelligible l’essence des choses. Et par extension, les choses qui sont intelligibles à l’homme ne sont qu’une copie des idées qu’il s’en fait. Rien n’existe en dehors de l’intelligibilité."

Dès lors, la rupture fut consommée entre le maître et le disciple. Aristote, entretenant toutefois un respect à l’égard de Platon qu’il conserva intact jusqu’à son trépas, prit la décision de s’affranchir de son professeur, et quitta Athènes.


Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :

Voila un texte qui va peut-être paraitre bien nébuleux à certains. Pourtant, si nous y réfléchissons bien, son enseignement est assez clair. Analysons d’un peu plus près ce que ce texte nous dit. Il nous montre Aristote, encore jeune, auprès de son professeur Platon. Cet homme réputé dans toute la Grèce et dans les Royaumes voisins, l’accepte comme disciple. Il lui enseigne tout ce qu’il sait, et Aristote semble s’opposer à lui au point de rupture. Quelle ingratitude, pourriez vous penser. Pourtant il n’en est rien. Aristote réfléchit, assimile les enseignements, mais non bêtement, sans prendre le temps de réfléchir. Il assimile cet enseignement avec un esprit critique et réfléchit . Une fois cet enseignement terminé, Aristote, constatant les divergences qui le liait à Platon, s’en détache pour suivre sa propre voie. En ce sens, Aristote suit parfaitement les desseins du Très Haut. Je vous lis un autre passage du Livre des Vertus.
Aurélien tourna les pages du Livre des Vertu et lut le passage qui lui avait semblé approprié :
Citation :
Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché.
Oui, Aristote suit bien les enseignements du Très haut. Le Très Haut a précisément laissé à l’homme son libre arbitre, pour marcher ou non sur le chemin de la vertu. Le libre arbitre c’est aussi savoir écouter et réfléchir à ce que nous enseignent nos professeurs. Leur enseignement n’est point une recette de cuisine à savoir par cœur et répéter sans réfléchir, c’est un enseignement à méditer chaque jour, avec un esprit critique, pour mieux comprendre le sens de la vie et le vrai sens du message de nos prophètes ; Ainsi, en progressant de la sorte, nous nous faisons notre propre opinion, quelque peu différente de celle de notre enseignant. Il n’est plus celui qui sait et impose mais bien celui qui, par son action, aide chacun d’entre nous à se construire, pour avancer dans la voie qui lui est tracée. Il n’y a plus rupture en opposition, mais bien affranchissement de l’être. Un affranchissement qui fait de nous une créature du Très Haut, fidèle à ce qu’il attend de nous, capable d’avoir son libre arbitre, mais aussi capable de marcher sur les voies tracées par nos prophètes, mais aussi par nos enseignants. Et nous nous distinguons en cela que nous ne sommes plus des moutons suivant bêtement leur berger, mais bien des êtres humains marchant résolument vers l’avenir que nous nous construisons.
Amen


Aurélien prit quelque temps de silence, observant du coin de l’œil la réaction de son professeur des fidèles, puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion.

Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :




Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Puis Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier le Très Haut de nous ouvrir l’esprit et nous aider à savoir mieux assimiler les enseignements que nous recevons chaque jour comme un cadeau qui nous est fait pour mieux avancer sur le chemin qu’Il nous a tracé..

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nous à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, comme de vrais Enfants de Dieu. Amen.


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux.
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:10

L’heure de la messe était arrivée et Aurélien alla sonner les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale.



Aurélien se dirigea ensuite vers la sacristie. Il mit ses vêtements sacerdotaux, puis prépara les objets nécessaires au culte.
Une fois tous les préparatifs achevés, Aurélien, non sans un pincement au cœur, alla jusqu’à l’autel, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés, surtout ceux d’hier soir, et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes frères et sœurs.

et se tourna vers l’assistance assemblée dans l’église.

Bonjour mes frères et mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes.
Toutefois avant d’écouter la lecture d’aujourd’hui, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut !




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier.
[b]Professons ensemble notre Foi :




Puis Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria

Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus



Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage du Livre des vertu qu’il avait choisi pour ce jour :

Citation :
Aristote avait été invité à une réception chez un riche marchand athénien exerçant également les fonctions d'archonte. Il s'appelait Polyphilos. C'était un homme riche et puissant, passionné par la philosophie. Il venait souvent écouter Aristote, aussi souvent que ses charges et son statut le lui permettaient. Sa maison était pleine à craquer, et les tables regorgeaient de victuailles.

Aristote tenait une coupe de vin qu'il venait de remplir au cratère. Il prit une feuille de vigne farcie quand Polyphilos s'approcha de lui.

Polyphilos : Aristote, cher maître. Comment trouvez-vous cette réception ?

Aristote : Je vous avoue que je préfère les plus petits comités, on ne s'entend pas, ici. Mais votre maison est splendide et le banquet est digne des plus grands rois.

Polyphilos : Merci pour ces compliments. Mais rien n'est trop beau pour mes amis et j'aime à les avoir tous autour de moi.

Aristote : Tous ces gens ici, sont donc vos amis ?

Polyphilos : Bien entendu. Nul n'entre ici qui ne soit mon ami.

Aristote : Je vois pourtant des gens de toutes extractions sociales et occupant diverses fonctions pour la Cité.

Polyphilos : Et alors ? Je ne suis pas hautain. Je laisse ça au nouveaux riches.

Aristote : Certes, c'est tout à votre honneur. Mais il ne peut s'agir d'amitié véritable. Un vrai ami est un égal car l'amitié doit être parfaitement réciproque et équitable. Si elle ne l'est pas, ce n'est plus de l'amitié mais de l'intéressement. Un roi ne peut rien attendre d'un mendiant, ce dernier est incapable de l'aider en cas de besoin, or l'entraide est la base de l'amitié. Donc il n'y a pas d'amitié possible entre personnes par trop inégales.

Le jeune fils de Polyphilos s'était approché.

Eumónos : Je le répète sans cesse à mon père. Ces gens ne sont pas ses amis et il doit prendre ses distances.

Aristote : Ce serait tomber dans l'excès inverse, jeune homme. L'amitié est le plus grand bien de l'homme. Elle noue les liens des communautés. Et les communautés forment à leur tour la Cité. L'amitié permet les relations sociale et l'Humain peut alors prendre part dans les affaires de la Cité. Et comme la vertu cardinale de l'homme est la participation à la cité, l'amitié est une chose essentielle.

Eumónos : Mais comment trouver un parfait égal ?

Aristote : Ce n'est pas nécessaire. Il faut surtout que l'intéressement ne soit pas trop prononcé dans le chef d'un des prétendus amis. Le juste milieu, celui de la vertu, c'est de savoir s'entourer d'amis véritables, de gens qui peuvent compter sur vous et sur qui vous pouvez compter.

Polyphilos et Eumónos hochèrent la tête pour marquer leur accord. Aristote s'éloigna de quelques pas avant de se retourner.

Aristote : Ces feuilles de vigne sont délicieuses, aussi délicieuses que le conseil d'un ami, vous ne trouvez pas ?

Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :

Voila un texte qui va peut-être paraitre bien étrange à certains. Pourtant, si nous y réfléchissons bien, son enseignement est assez clair. Analysons d’un peu plus près ce que ce texte nous dit.
Nous voyons Aristote invité chez des personnes très riches, déguster des mets raffinés et savoureux. Et Aristote viens à leur parler d’une vertu fondamentale à ses yeux : l’Amitié. Mais l’amitié vrai et sincère, celle qui ne demande rien en retour que de l’amitié. Dire cela chez une personne riche, c’est affirmer que cette valeur là ne doit pas s’acheter. L’homme riche qui le reçoit doit comprendre que ce n’est pas en lui donnant des mets raffinés qu’il obtiendra l’amitié d’Aristote, mais bien en partageant d’égal à égal les conseils, l’aide et l’écoute que l’amitié apporte. Cela fonctionne à double sens, et celui qui donne reçoit à son tour. Seul le désintérêt rend cette amitié vraie. C’est celle que le Très Haut attend de nous, envers nos semblables. Voila donc quel est le message d’Aristote. Alors vous tous, mes amis, qui êtes une bande d’amis, qui vous croisez sur le marché, à la mairie ou en taverne, songez bien aux paroles d’Aristote. N’attendez rien en retour, donnez gracieusement et sans retenue votre amitié, vous aurez en retour un cadeau qui vaudra tout l’or du monde. Et ce cadeau c’est l’amitié de celui qui est en face de vous, l’amitié de votre semblable. Vous verrez combien la vie devient alors plus facile à vivre, plus agréable. Car là, et seulement là, vous commencez à marcher sur les voix qui nous sont tracées, et le Très Haut saura en apprécier la valeur le moment venu. Soyez donc attentif à votre prochain, vivez en bonne amitié, ne vous querellez point pour des broutilles, e votre vie sera un champ semé de belles fleurs.
Amen


Aurélien prit quelque temps de silence, observant du coin de l’œil la réaction de ses paroissiens, puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion.

Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :




Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Puis Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier le Très Haut de nous ouvrir l’esprit et nous aider à savoir mieux être à l’écoute de nos semblables. Qu’il nous aide à savoir donner comme recevoir l’amitié chaque jour, comme un cadeau qui nous est fait pour mieux avancer sur le chemin qu’Il nous a tracé..

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nous à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, comme de vrais Enfants de Dieu. Amen.


Aurélien s’agenouilla devant l’autel, gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux puis alla sur le parvis de l’église pour discuter avec ses paroissiens.
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MessageSujet: Re: [offices de aurélien]   Lun 16 Juin 2008 - 20:11

Aurélien arriva à l’église, après avoir travaillé un peu dans son bureau. L’heure de la messe était arrivée et alla donc sonner les cloches à toute volée pour appeler les fidèles à le rejoindre à la prière dominicale.



Aurélien passa ensuite dans la sacristie pour se préparer. Il confia quelques tâches à faire à Benoit qui était venu de bonne heure à l’église. Il l’aida à mettre son aube, puis Aurélien se prépara..

Benoit, va mettre le Livre des Vertu sur l’ambon, et ensuite tu apportera les bu …hum… vases sacrés à l’autel


Benoit, prit le Livre des Vertu et alla le poser jusqu’à l’ambon. Il revint ensuite dans la sacristie. Comme le diacre était en train s’habiller, Benoit gouta en douce un peu de son vin.
ah ben, encore meilleur que dimanche dernier…..toujours ca que les envahisseurs boiront pas….
L’air de rien, Benoit alla en vitesse porter les flacons
jusqu’à l’autel et revint dans la sacristie.



Allez, Benoit, allons y.
Il alla jusqu’à l’autel, suivit de son enfant de chœur, fit une génuflexion, récita une prière à voix basse, tout en surveillant le jeune Benoit du coin de l’œil.

Citation :
Dieu tout puissant, et vous Aristote et Christos, pardonnez mes péchés et donnez moi la force de bien vous servir en cet office dominical. Que mes paroles sachent atteindre le cœur de mes fidèles.

et se tourna vers les paroissiens assemblés dans la nef.

Bonjour mes frères, mes soeurs,
Nous sommes réunis ce jour pour marcher ensemble sur le chemin de la vertu et de l’amour entre les hommes. J’aurai l’occasion de vous en parler durant l'office, toutefois avant d’écouter la lecture, nous avons besoin de nous faire pardonner pour nos péchés.
Demandons pardon au Très-Haut ! Répétez après moi mes amis.




Mes frères et mes sœurs, il ne suffit pas d’espérer le pardon de Dieu par le simple acte de contrition. Nous devons tous les jours réfléchir à nos actes, nos paroles et nos pensées. Tout ce que nous avons pu faire de contraire à la loi divine, nous devons en demander pardon à Dieu. Il nous faut aller nous confesser régulièrement si nous voulons avoir l’indulgence de Dieu au moment du jugement dernier.

Professons ensemble notre Foi :





Benoit voulait montrer aux élèves du caté qu’il avait bien retenu sa leçon. Il récita ou plutôt cria d’une voix forte son acte de foi.
Je demande pardon à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon, l'absolution et la rémission de tous nos péchés.



Un revers de main atterrit sur la tête de Benoit, et le regard d’Aurélien foudroya le jeune garçon..
Non mais ca va pas Benoit….. inutile de crier comme ca……


Benoit pourra un petit cri
Ayeuuuuuuuuuuuu……ben quoi, j’le sais mieux qu’eux…. Pi c’est moi qui me ramasse une baffe….



Aurélien fit un signe à la Maîtrise qui entonna un très beau chant de Victoria



Pendant ce temps, Aurélien se dirigea ensuite vers l’ambon où il ouvrit le Livre des Vertus

http://www.poltau.fr/imageetson/Livre.gif " border="0" alt="" />

Une fois le chant terminé, Aurélien lut le passage qu’il avait choisi pour ce dimanche :

Je vais vous lire un passage du livre des vertus, : Partie I, chapitre 6
Citation :

"...Mais l’une d’entre elles s’avança. Elle semblait sûre d’elle et de sa réponse. Toutes les autres espèces lui ouvrirent le passage et, bientôt, un espace se dégagea autour d’elle. Elle leva les yeux vers Dieu, mais son regard était plein de suffisance. Elle répondit: “Tu as fait les créatures animées par le besoin de se nourrir. Tu as fait les forts capables de dévorer les faibles. Sans conteste, il s’agit donc d’assurer la domination du fort sur le faible!”.

Elle ajouta: “J’en veux pour preuve que je suis le dernier représentant de mon espèce. Seul le plus fort a survécu parmi les miens! Si Tu me nommes “Ton enfant”, je saurai Te montrer qui, de toutes créatures, doit dominer le monde.”

Elle attendit que Dieu la félicite pour sa réponse, mais en vain. Car Il ne lui répondit pas...."


Aurélien referma le livre après s’être signé, puis il le commenta :



Ce passage de la vie d'Aristote est intéressant, surtout en ces heures graves que vit notre Duché. En effet, qu’y apprend-on ?? Que le Très Haut n’approuve pas la domination du fort sur le faible. Parmi ses créations, l’une était bien plus forte que l’homme, et s’en croyait ainsi avoir tous les droits. Et le Très Haut va faire comprendre que ce n’est pas cela qui est une vertu aristotélicienne. Non, la domination du fort sur le faible est bien un péché. Péché d’envie, celle de posséder ce le peu qu’a son voisin, fût-il faible, péché d’orgueil, celui de se croire supérieur à tous. Ce sont là des péchés graves, et si vous lisez le livre des Vertus au chapitre suivant, vous voyez que ces péchés conduisent directement en Enfer. Mes amis, voila ce qui risque de vous arriver si vous enviez le bien d’autrui, si vous avez soif de pouvoir. La vrai vie, celle que le Très Haut souhaite pour chacun de nous, c’est l’amour du prochain, le respect des autres. Ainsi, le Duc d’Armagnac, en venant piller nos terres, en venant annexer nos villes, se comporte très exactement à l’inverse de ce Dieu attend de nous. Voila l’exemple à ne pas suivre. Ainsi, vivez, vous, la tête haute, en suivant les préceptes de nos prophètes, et le Très Haut saura vous en donner les fruits au moment venu. Et je m’adresse à ce Duc félon… Messire de Fauville, vous avez cédé aux paroles fielleuses de la Créature sans Nom, vous avez envié le bien d’autrui, volé, pillé ce qui n’était pas à vous, vous avez glorifié la puissance du fort sur le faible…. Le Très Haut, le moment venu, saura vous le rappeler.
pour deux raisons.. Amen.



Aurélien prit quelque temps de silence, observant les quelques réactions des fidèles, puis il alla à l’autel préparer l’offrande pour la communion des fidèles..


Mes frères et mes sœurs, comme l’ont fait avant nous les hommes autour du tombeau d’Oane, partageons ensemble et communions :





Benoit regardait les paroissien venir gouter le vin du Diacre. Il tira sur la manche de son aube.

Et moi Aurélien, j’en veux aussi de ton bon vin…faut tout boire avant que le fauville vienne nous le piquer….


Aurélien sourit à la remarque de Benoit.
Non Benoit, il ne viendra pas ici, le Très haut le punira avant, et nos combattants l’en empecheront.

Benoit fit une grimace, et murmura
moi aussi j’irais sur les remparts pour défendre notre village.



Une fois la communion terminée, Aurélien rangea les objets du culte. Pendant ce temps là, la Maîtrise chanta un très beau chant grégorien

Aurélien revint à l’ambon pour une dernière prière :

Prions encore. Unissons nos voix pour prier Dieu d’aider nos ennemis à reprendre raison et à renoncer à écouter la créature sans Nom.

Seigneur, Toi qui voit tout, Toi qui peux tout, aide nos frères à marcher dans le chemin que nous ont tracé Aristote et Christos, aide les à comprendre que piller nos terres c’est se pervertir et risquer les flammes de l’enfer après avoir gouté aux lames des épées ici bas. Amen.
Je vous rappelle que demain a lieu le baptême de Aruthas..je veux tous vous y voir….. pigé ?? !!!!!!


Aurélien s’agenouilla devant l’autel puis gagna la sacristie pour ôter ses habits sacerdotaux suivit de Benoit qui faisait le pitre dans son dos. Il gagna ensuite le porche de l’église pour s’entretenir avec ses amis et tous les paroissiens.





Citation :
Lecture du livre des vertus : Partie II : La préhistoire, chapitre 8, le paganisme.

Pour honorer leurs multiples divinités les humains créèrent des églises qui leur étaient dédiées et les nommèrent “temple”. Eux-mêmes, faisant office de clerc dans leur paganisme, se nommèrent “prêtres”. Ils suppliaient l’aide de leurs dieux et, en échange, leur sacrifiaient des animaux. Alors que Dieu avait enseigné à Oane que les multiples créatures du monde, bien que soumises aux humains, devaient être respectées, c’est par leur sang que les païens révéraient leurs fausses divinités.

Mais il n’y avait pas d’amour pour leurs nouveaux dieux. Ceux-ci ne servaient qu’à rendre des services en échanges de ces sacrifices. Certes, ces païens respectaient leurs divinités, mais c’était par peur plutôt que par amour. De nombreuses cités se regroupèrent en royaumes, ayant à leur tête des rois. Ceux-ci firent appel aux prêtres païens afin que leurs divinités leur viennent en aide et les faux clercs croyaient lire dans les entrailles l’avenir des cités.

Mais il restait un vide dans le coeur des hommes et des femmes. Il leur manquait ce pour quoi ils avaient été conçus. Il leur manquait l’amour que Dieu voulait leur donner et qu’Il attendait en retour. Alors, Dieu décida que le moment était venu de se rappeler à Sa Création. Il trouva un enfant dans la cité qui s’appelait Stagire et lui enseigna Sa Parole afin que l’Homme retrouve le chemin de la vertu. Cet enfant s’appelait Aristote.



Ce passage du Livre des vertus nous montre clairement le chemin que nous devons suivre. Voyez comment les hommes se sont fourvoyés dans de vaines croyances, inutiles et ridicules. Allez-vous croire, vous aussi, qu’il suffit d’abattre un cochon pour voir dans ses entrailles ce que Dieu vous demande ? Ou si vous aurez une bonne récolte demain ?
Allez-vous succomber au discours mielleux de tous ces faux prophètes qui ne pensent qu’à s’enrichir à vos dépends ?

Dieu vous montre la voix. Il nous a envoyé Aristote pour nous montrer le chemin de la vraie foi, celle qui peut bâtir des montagnes, celle qui vous mènera au Paradis, auprès de Lui.

Regardez autour de vous, nous avons célébré des mariages récemment. Ces hommes et ces femmes unis par l’amour, sont des exemples pour tous, car ils vivent dans l’Amour de Dieu. Ils ont écouté sa parole, et vivent en Enfants de Dieu, vertueux, aimant leur prochain comme eux même. Ils viennent tous les dimanches partager le repas du Seigneur, et prier qu’il les conserve dans le vrai chemin de la Foi.

Alors nous aussi, soyons plus attentifs à notre voisin, à cet étranger de passage dans notre ville. Ouvrons leur notre porte et notre cœur, et recevons les en enfants de Dieu, comme nous aimerions être reçus chez eux.

Vivons pleinement notre foi, et suivons les préceptes d’Aristote, et nous aussi nous retrouverons le chemin de la vertu et pourrons ainsi accéder au Paradis que Dieu nous a promis.
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