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 Vita d'Aristote : Collagène : I

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MessageSujet: Vita d'Aristote : Collagène : I   Mer 11 Juin 2008 - 19:08

Citation :
Des évènements extraordinaires, moi, Collagène de Mégare, aide de camp dans l’Armée d’Alexandre, je puis affirmer que j’en fus témoin si souvent durant trente ans de campagnes militaires que bien peu de choses m’étonnent, ç’est bien pourquoi la bleusaille me surnomme le Diogène des phalanges.
Mais quand notre jeune prince décida de partir en quête des ruines de la Citée mythique d’Oanylone sur les seuls conseils de ce vieux fou de philosophe simplement parce que ce dernier l’avait vu en songe, j’étouffais un cri d’effroi, caché derrière une colonne avec Callisthène, neveu du sage qui lui même se prit, d’étonnement les orteils dans les franges d’un tapis persan murmurant « j’aurai ta peau Darius ! » …Tout était dit.
C’est ainsi que nous partîmes, quarante mille soldats à la poursuite d’un songe un matin de printemps, tendus comme un arc vers l’orient.

L’Hellespont franchi, Alexandre, nourri des récits d’Homère dont Aristote lui avait farci l’esprit, partit sur le champ se recueillir dans les ruines de Troie.
Le soleil couchant allumait ses ors sur les vestiges moussus de gigantesques remparts et une étrange quiétude pénétrait les lieux.
Tandis que le prince cherchait dans l’ombre des stèles saillantes d’Ilion la Grande une trace du héros qui berça son enfance, littéralement sur les talons d’Achille, le philosophe accompagné de son neveu et moi-même fûmes attirés par une mélopée étouffée brisant le silence.
Dans un cercle de pierres, quelques humains se tenaient dressés comme des roches levées,
pétrifiés par la Pythie dont le chant défiait la raison. A notre approche, le prêtre interprète sembla s’éveiller d’un songe puis nous accueillit en ces termes : « étrangers, depuis des jours, l’oracle nous annonce votre venue, formulez la question qui vous tourmente et Dieu, par la bouche d’Oenoné daignera nous éclairer »
puis il tendit à l’oracle de l’eau et des feuilles de laurier à mâcher.
Les participants portaient tous, au cou la même amulette faite de trois métaux

Ce fût un Aristote troublé qui alors prît la parole : quel est le but ultime de ma quête ?

Oenoné, dans le crépuscule reprit son chant fou et hyper-aigu « entre en transe entre anses denses, danse en transcendance »
que dit-elle ? s’enquit Callisthène. Rien, elle s’échauffe
Mais peu à peu l’énigmatique logorrhée devint intelligible :
« trois, deux, un, retrouvez l’origine
Troane, est atteint, troisième demeure des fils
sont près de Daisane les enfants du premier
enfin, là ou gît le premier né Oane,
sois l’élu qui sera le héraut du Très-Haut »
l’inter-prêtre hocha la tête longuement observa Aristote avec un effarement empreint de déférence puis il traduit :
Ton périple commence ici en Troanne, la troisième Cité des fils d’Oane, Plus loin vers l’orient cherche Daisane, là, se trouve la seconde clé du voyage dont le dessein, plus à l’est encore, est Oanylone cité du premier humain au regard de Dieu lors tu deviendras le messager divin.
La nuit fût passée à se perdre en conjectures sur l’énigmatique message et l’identité de cet Oane qui avait imprégné jusqu’à la construction de la plupart des langages du monde connu.
Les étranges adeptes rencontrés aux ruines ne nous quittaient plus et s’abandonnaient en prières autour de notre campement.
Ces révélations nous remuaient encore le lendemain, lorsque, réglant quelques affaires courantes nous affrontions Arsitès, le général Perse.
L’issue de cette guerre de représailles bascula à notre avantage quand Aristote suggéra au prince d’attendre pour l’assaut final que le soleil fût dans notre dos. Les Perses, éblouis par le soleil qui se trouvait désormais en face d'eux, distinguant mal leurs adversaires, perdirent l'avantage de la position. Dès lors, les Macédoniens, forçant la ligne triomphaient.

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