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 Apôtre Nikolos

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Tully
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MessageSujet: Apôtre Nikolos   Sam 28 Nov 2009 - 11:25

Citation :
Hagiographie de Nikolos, apôtre de Christos


Alors que l’âge me gagne, moi, Sénèque de Tarse, fidèle disciple de Nikolos de Césarée qui reçut de Christos même la source de vie, je voudrais porter témoignage de ce que fut l’enseignement de celui qui continua l’œuvre de Christos auprès des païens et en subit, pour cela, le martyre.

Chapitre 1 : Son enfance :

Nikolos de Césarée naquit quelques années avant Christos, dans la ville du même nom, fils d’un rhéteur d’origine grecque, Phidias et de Pomponia Graecina, descendante d’une noble famille romaine.
Appelé à de hautes fonctions, il suivit avec assiduité l’école des rhéteurs, où l’on enseignait tant l’art oratoire que la philosophie des auteurs païens et s’intéressa, très tôt, à la philosophie d’Aristote qu’il tenait pour supérieure à celle de tous les autres penseurs grecs.

Chapitre 2 : La controverse avec Escartus

C’est alors qu’il se fit remarquer par sa célèbre pensée : « Il faut être pour penser et non pas penser pour être ».
En effet, alors que, devenu un beau jeune homme au corps gracile et élancé avec une belle chevelure noire et des yeux d’une grande beauté, il eut à débattre à l’école des rhéteurs avec l’un de ses condisciples, Escartus, être petit, râblé et chafouin, qui affirmait qu’il fallait penser pour être :

- Billevesées que nous conte-là Escartus, mes amis, tonna-t-il ! voila du néo-platonisme bouillu dans de l’huile de foie de morue ! ou je ne m’y connais pas !
Ainsi, si je suivais la pensée d’Escartus, cet homme pauvre et imbécile qui fait la manche à l’entrée de notre école et si débile de tête qu’il est presque incapable de penser n’existerait pas! Nous serions tous victimes d’hallucination collective !
- Nikolos ! en vérité, je l’affirme, ce n'est pas un être ! quoi qu’il paraisse à nos yeux ! C’est une chose, un vulgaire déchet !
Comment oses-tu affirmer que cette chose, répugnante de laideur et d’animalité, est un être ?
Comment peux-tu admettre l’existence d’un être dans cette chose née avec un corps esclave prisonnier des seuls bas instincts animaux dont il imite même les grognements !
C’est la pensée qui définit l’être : celui qui ne pense pas, n’est pas!
Car seule la pensée différencie l’être de l’objet et de l’animal.
Ainsi donc, si cette chose ne pense pas, c'est qu'elle n’est pas en tant qu’être, bien qu’elle existe.
- Tu me fais rire avec ton discours, répliqua Nikolos ; ce débile qui siège à notre porte est, quoi que tu en dises et parce qu’il est, il pense quoi que tu prétendes.
Un grognement, c’est déjà un signe de pensée, même primaire, même animale. Il produit une pensée et il ne peut la produire que parce qu’il est.
Toi-même, Escartus, entendrait-on ce jour ta stupide pensée si tu n’étais pas ? Ou prétendrais-tu pouvoir produire de la pensée sans matière ? « L'idée ne vient à l'esprit que tant qu'il existe la chose » disait Aristote et il avait raison : c’est de la chose que vient l’idée ; c’est de l’être que vient la pensée. Il faut d’abord exister pour penser, mon pauvre Escartus ! la pensée ne se produit pas toute seule. Il faut être pour penser et non pas penser pour être.
- Voyez mes amis ! voyez ce caillou, railla Escartus ! Tenez-vous bien les côtes de peur qu’elles n’éclatent sous l’effet du rire ! Car, en vérité, Nikolos vient de nous dire que ce caillou pensait parce qu’il existait !
- Tu n’as rien compris, Escartus ! ce caillou ne pense pas, et pourtant, il est ; il est parce qu’il est né d’une pensée et cette pensée et née d’un être, cet être était un des Dieux.
Aussi loin que l’on remonte de cause en cause, de la chose produite à la pensée qui l’a produite, on retrouve toujours un être créateur et ainsi de suite jusqu’aux créateurs suprêmes que sont les Dieux. C’est parce que les Dieux sont qu’ils ont produit de la pensée.
Mais si l’on suivait ton raisonnement, on arriverait vite à cette stupide conclusion selon laquelle les Dieux ne sont que le fruit de la pensée humaine et pure spéculation.
Cette dernière affirmation emporta l’adhésion de l’assistance, très attachée au culte des Dieux ; un mouvement soudain de foule se produisit et Escartus fut, manu militari, expulsé de la salle. « Et pourtant, ajouta-t-il alors qu’on le poussait dehors, je pense, donc je suis », mais personne ne voulut l’écouter.

Un jour, aux abords du lac de Tibériade, alors que celui-ci était calme et mes pensées couleur du soir, je revins sur cet épisode de sa vie pour lui demander si sa pensée n’avait pas varié.
« En vérité, me dit-il, les gens comme Escartus commettent le péché d’orgueil de trop raisonner et de se laisser emporter par la spéculation sur la réalité des choses : ils en viennent à nier les évidences qu’ils ont sous les yeux pour mieux appuyer leurs théories.
Vois-tu, Sénèque, toutes les choses qui nous entourent ont été créées par Dieu, par une pensée, née d’un être : c’est là la seule réalité possible. C’est parce que Dieu est qu’il a pensé. Si tu affirmes l’inverse, tu en viens à dire que la pensée est créatrice de tout, même de Dieu ; mais pour cela, il faudrait qu’il existe une force encore supérieure à Dieu et qui ne serait pas un être, mais une pensée immatérielle. Or, tu le sais, c’est impossible car personne n’est plus grand que Dieu. »

Par la suite, et tout au cours de sa vie, je l’ai toujours vu fidèle à sa pensée et toujours attaché, comme j’aurai l’occasion de le dire encore, à défendre jalousement la plénitude des pouvoirs divins contre tous ceux qui auraient pu vouloir s’y substituer, car pour lui, Dieu était le Premier penseur, le Législateur suprême, celui devant lequel toutes les volontés devaient s’incliner et dont l’Eglise est la fidèle servante.

Rien ne prédestinait cependant, Nikolos à rencontrer un jour Christos, et pourtant …

Chapitre 3 : Sa rencontre avec Christos :

Un jour que Nikolos s’était retiré un peu à l’écart sur les rives du lac de Tibériade, un homme d’allure modeste s’approcha de lui et lui demanda :

- Pourquoi pries-tu, mon ami ?
- Je prie parce que c’est la coutume chez nous de prier les dieux à certaines heures de la journée comme on me l’a enseigné depuis mon enfance.
- Crois-tu que cette façon de prier soit la bonne ? lui demanda l’homme qui n’était autre que Christos.
- Je ne sais ; mais c’est la seule que je connaisse.
- Alors, réfléchis ; crois-tu que tes dieux soient heureux de te voir pratiquer des gestes et des rites que tu accomplis par habitude sans savoir pourquoi ? Crois-tu que de telles prières mécaniques puissent être efficaces ?
- Assurèment, non, répondit Nikolos, tu es dans le vrai.
- Celui qui ne fait qu’obéir aux ordres comme une mécanique, sans les examiner d’une manière critique pour en pénétrer la nécessité intime, ne travaille pas en direction de Dieu et de son Salut ; la plupart du temps, il s’en éloigne.
S’il ne comprend pas le sens de ce qu’il accomplit, alors il n’est pas en mesure de comprendre en quoi les prières sont utiles et il n’en retirera aucun soulagement car il sera resté étranger à la notion d’amour.
Allez, suis-moi et je t’apprendrai ce qu’est l’amour et en quoi il n’y a pas plusieurs, mais un seul Dieu, car de même qu’il ne peut y avoir qu’un seul amour, il ne peut y avoir qu’un seul Dieu pour le recevoir.

Alors, Nikolos, abandonnant tous ses biens, suivit Christos, reçut son enseignement et devint l’un des douze disciples appelés apôtres.


Chapitre 4 : Où Christos enseigne à Nikolos que les prêtres ne doivent prêter serment à personne :

Un jour que Christos et ses disciples arrivèrent à Séphora, Nikolos commença l’une de ses phrases par : « Maître, dis-nous … » avant que celui-ci ne l’interrompe.
« Il ne faut pas m’appeler Maître, car nous n’avons qu’un seul Maître qui est Dieu, et à travers lui Notre Eglise qui est l'interprète fidèle de ses pensées et dont les décisions doivent être respectées par tous ses clercs. Mais quels hommes serions-nous, si nous devions reconnaître d’autres maîtres que Dieu et son Eglise ?
Dieu nous a donné la liberté, ce n’est pas pour que nous l’aliénions à d’autres.
Songez-vous à ce qui se passerait si, par malheur, un prêtre venait à faire un quelconque serment de fidélité à un autre homme ? Aussitôt, il deviendrait l’homme de cet homme, son serviteur, le serviteur d’intérêts particuliers et non plus le serviteur de Dieu.
Les hommes de Dieu, mes frères, ne dépendent que de lui, n’ont de compte à rendre qu’à lui, et quiconque exige un serment d’eux ne cherche qu’à placer l’Eglise sous sa dépendance et à faire des hommes de Dieu ses obligés.
Or, quel peuple aurait encore foi en des hommes de Dieu inféodés à d’autres hommes et non à Dieu lui-même ? Nous sèmerions, par ces pratiques, les graines du doute et de l’incroyance.
Aussi, je vous le dis, mes frères, partout, en tout temps, refusez les serments que l’on pourrait prétendre vous faire prêter, car ils sont moyens de domination de l’Eglise par les laïcs et pollution des idées divines par les idées terrestres.
De même, si, comme vous le recommande le grand Aristote, vous devez socialement vous mêler des affaires de la Cité, gardez-vous d’y faire de la politique, car la politique n’est qu’affaires humaines ou règne bien souvent la corruption et les intérêts particuliers, et vous risqueriez d’y souiller le Saint nom de l’Eglise »

Quand Nikolos me raconta cette leçon de Christos, je lui demandai le sens profond des paroles de ce dernier.
« Christos, me dit-il, était très conscient de la supériorité de Dieu sur les Hommes et il voulait absolument empêcher que la pureté de la loi divine soit souillée par le péché ; c’est sans doute la raison pour laquelle il institua l’Eglise.
Dieu est souverain en toutes choses.
De cette souveraineté dérive la Loi et pour la plupart des Hommes de tous les pays la morale.
L’Eglise a été voulue par Christos pour représenter cette souveraineté divine.
C'est pourquoi l'Eglise agit et légifère en son nom.
C’est l’Eglise que Dieu a délégué aux hommes pour fixer la Loi et la morale en suivant ses paroles contenues dans le Livre des Vertus.
D’où la nécessité de la liberté absolue de l’Eglise et des hommes qui la composent.
Comment veux-tu qu’un homme d’Eglise, s’il devient l’homme d’un autre homme, puisse préserver cette liberté ? Et comment ne pas voir que les intérêts privés de l’homme auquel il a prêté serment pourraient polluer la pureté divine ?
- Mais, Frère Nikolos, je ne comprends pas pourquoi Christos interdit aux hommes d’Eglise de faire de la politique alors qu’Aristote pense l’inverse.
- Sénèque, à l’époque où Aristote vivait, l’Eglise n’existait pas ; les choses sont donc différentes entre l’époque d’Aristote et l’époque de Christos. Mais ce que Christos voulait dire, c’est qu’un homme d’Eglise, même s’il exerce une fonction publique, doit se comporter en homme d’Eglise et faire prévaloir la morale divine sur les intérêts particuliers afin de préserver la pureté divine et ne pas souiller le nom de Dieu ».

Ainsi, Nikolos, inspiré par Christos, s’était affirmé comme le défenseur de la toute puissance divine face aux laïques.

Chapitre 5 : Où Nikolos rencontre Sénèque de Tarse :

Mais comme je suis étourdi, lecteur ! j’écris et je parle de ce que Nikolos m’a enseigné alors que je ne t’ai point encore conté en quelles circonstances nous nous rencontrâmes.

Tarse est une magnifique cité en bordure de mer, sur les côtes de l’Asie mineure ; la philosophie y régnait en maîtresse, mais elle nous enseignait surtout, même à nous pauvres orphelins déguenillés de la ville, l’incroyance au point que l’un des dirigeants de la cité pouvait affirmer, sans risque d’être contredit : « Quant à la tourbe des dieux qu'a accumulée une longue superstition, si nous les adorons, nous n'oublierons point qu'un tel culte n'a d'autre fondement que la coutume. Je ne suis pas assez sot pour croire à de telles fadaises»
Il faut dire que la douceur de vivre de la cité incitait à l’acédie et à la pratique de toutes les corruptions possibles et imaginables et que le confort matériel nous semblait être un Dieu suffisant propre à combler tous nos désirs.

C’est dans cette ville que parvint un matin l’apôtre Nikolos et que je le rencontrai, ou plutôt le bousculai dans une rue, sortant titubant d’une taverne où j’avais passé la nuit à boire et forniquer.
« Encore une de ces racailles bonnes à kaschériser à l’eau bénite, grommela l’apôtre ! »
Ce à quoi je répondis, je l’avoue avec grande honte aujourd’hui : « Casse-toi, pov’ con ! »
C’est alors que l’apôtre me saisit par le cou et jura, avant le soir, d’avoir entrepris ma rédemption et de m’amener dans les voies du Seigneur. J’eus beau appeler au secours, crier à pleins poumons : « Cécilia ! Carla ! A l’aide ! » Personne ne vint.
Nikolos m’entraîna à part, dans une des pièces du temple d’Apollon et, avec l’aide d’un médecin local, entrepris de me faire vomir jusqu’à la dernière goutte d’alcool contenue dans mon corps.
« Maintenant que tu es plus frais, me dit-il quelques heures plus tard et un sommeil réparateur, sache que Dieu m’a envoyé vers toi pour sauver ton âme ; tu as le choix, ou écouter ce que j’ai à te dire de sa part, ou je te remets entre les mains des vigiles mamméliens (la garde de Mam, la grande prétresse du culte d’Apollon à Tarse) »

Bien décidé à échapper à la garde de cette vieille sorcière, je me décidai à écouter d’une oreille distraite les propos de l’apôtre qui, il faut le dire, n’avaient guère de portée sur le jeune homme de 17 ans que j’étais. Rien de ce qu’il put dire ne me convainquit de l’existence de Dieu à tel point qu’à la fin, il s’emporta et me dit : « Et mes fesses, tu les as vues, mes fesses ? et pourtant, elles existent ! Allez, fiche le camp, tu n’es qu’un vaurien irrécupérable ; je me demande encore pourquoi Dieu s’intéresse à toi ! Il y a des jours où je ne le comprends vraiment pas !»

Hélas, si l’apôtre ne comprenait pas, Dieu lui, savait très bien ce qu’il faisait et il ne m’oublia pas de sitôt. En effet, moins d’une semaine après l’incident avec Nikolos, je fus interpellé par une patrouille de la garde mammélienne après avoir participé à l’incendie d’un magasin de chars de location parce que, avec mes compagnons, nous trouvions cela très drôle.
Etant orphelin, il n’y avait guère de chance que quelqu’un vint me tirer de là et je commençais à désespérer de la vie quand on m’annonça qu’un homme s’était porté garant pour moi. Cet homme, c’était Nikolos, agissant sous les ordres de Dieu.
« Maintenant, Fils, tu as le choix : où suivre résolument la voie du Seigneur et devenir mon disciple, ou la jolie potence que le tribunal te prépare, mais sache que c’est la dernière chance que Dieu te donne ; si tu crois mentir et retourner ensuite à tes anciennes erreurs pour t’en sortir, tu te trompes : Dieu est un justicier implacable. »

Ainsi, je suivis Nikolos dans une masure qu’il avait louée dans la ville, commençai à l’assister et à le suivre dans ces déplacements et à prendre conscience, avec la vie plus réglée qu’il me faisait mener et les enseignements qu’il dispensait aux foules, de la justesse de la vie qu’il me proposait. Peu à peu, mon cœur s’ouvrit à l’amour de Dieu et Nikolos devint un second père pour moi ; un matin, plein de foi en Dieu, je lui demandai le baptême.
C’est ainsi que je commençai, moi-même, à entrer au service de Dieu, le bienfaisant, le miséricordieux, celui qui, par l'effet de sa Grâce, m'avait sauvé la vie et offert une seconde naissance, cet tel est le sens, lecteur, de cette petite historiette que je te donne comme preuve de l'infinie bonté de Dieu envers toutes ses créatures.

Chapitre 6 : La vie et l'oeuvre de Nikolos après la mort de Christos :

Après la mort de Christos, Nikolos, comme bien d’autres disciples, parcourut le monde pour répandre le message du prophète, allant et venant à travers l’Empire romain et bien au-delà, parfois.

A un peuple qui priait les idoles, il dit : « Ne voyez-vous pas que tous ces dieux que vous nommez ne sont que des représentations d’un même tout et qu’ils ne sont que les attributs d’une seule et même personne : Dieu ? Ne voyez-vous pas que toutes ces choses ne sont que des manifestations de la puissance non des dieux, mais d’un seul Dieu, moteur de tout, créateur de l’Univers et de la terre, des hommes et des végétaux, de l’esprit et de la matière ?
Tous les noms qui renferment une indication de sa puissance lui conviennent : autant il prodigue de bienfaits, autant d'appellations il peut recevoir. Voulez-vous l'appeler nature ? Vous ne vous tromperiez point ; car c'est de lui que tout est né, lui dont le souffle nous fait vivre. Voulez-vous l'appeler monde ? Vous en avez le droit. Car il est le grand tout que vous voyez ; il est tout entier dans ses parties, il se soutient par sa propre force. On peut encore l'appeler destin, car le destin n'est pas autre chose que la série des causes qui s'enchaînent, et Il est la première de toutes les causes, celle dont dépendent toutes les autres », et ainsi, il les convertit à la vraie foi.
Ainsi allait Nikolos, défendant partout la toute puissance de la présence divine dans la moindre de ses créations, comme l’enseignait le Livre des Vertus et convertissant moult peuples par la véracité de ses propos.

A un autre peuple qui voulait se révolter contre les dirigeants de la Cité qu’ils prétendaient être des tyrans, il dit ceci : « Dans nos cités, chaque gouvernement est institué selon la volonté du peuple, laquelle ne peut être que la volonté de Dieu, car, en vérité, il ne saurait y avoir de pouvoirs sans que Dieu n’y ait consenti, sinon, cela signifierait que Dieu n’est pas une être parfait. Ainsi, il n’appartient pas à un Aristotélicien de se rebeller contre un gouvernement légitimement établi et qui respecte les serviteurs d’Aristote et de Christos, car il se rebellerait contre Dieu lui-même ».
C’est à cette occasion qu’il affirma une phrase qui devait par la suite devenir célèbre : « Dieu s’exprime par le suffrage ; qui conteste les résultats du suffrage librement exprimé, conteste Dieu »

A Athènes, il rencontra le diacre Epiphanos, lequel voulait mal de mort contre les païens contre lesquels il ordonna une grande chasse.
« Epiphanos, qui es-tu donc pour substituer la justice humaine à la justice divine et faussement accuser des hommes de crimes qu’ils n’ont pas commis sous prétexte qu’ils ne croient pas en Christos ?
Quel homme seul peut trancher et dire, « Ceci est bien, cela est mal » ? Quelle démesure ce serait, et quel chaos aussi, si chacun s’avisait d’en faire de même : que chaque homme, en fonction de ses intérêts particuliers, vive selon sa loi privée et le Saint nom de Dieu en serait vite souillé par des crimes abominables.
Ton devoir est d'abord de les convertir par l'exemple et la parole, car ce sont d'abord des créatures de Dieu qui sont égarées ou que personne n'a aidé à trouver le chemin de la Vérité.
Mais, tu ne peux pas te substituer à la justice divine; c'est là commettre pêché d’orgueil que de se substituer à cette justice, car nul ne sait l’immensité de l’amour de Dieu pour ses créatures ni l’immensité de son Pardon.
Quand il fut besoin de juger les hommes d’Oanylone et de détruire la ville, Dieu ne fit appel à aucune justice humaine mais exerça sa propre justice, laquelle n’est contingente à aucune loi humaine et ne saurait se réduire en codes et lois sous peine de vouloir nier, borner ou restreindre l’infinie liberté et bonté divine.
Aussi, dans ces sortes de cas, il t'appartient, non pas de saisir toi-même la justice terrestre, mais d'en saisir les dirigeants de l'Eglise qui, seuls, délégués de la justice divine, sauront quelle décision il convient de prendre ».
La sagesse des paroles de Nikolos fut telle que bientôt, on prit l’habitude, de tous les coins de l’Aristotélité, de saisir les dirigeants de l’Eglise pour savoir comment agir contre tel ou tel hérétique.


Chapitre 7: Sa mort :

Un jour que Nikolos se rendait chez les Marcomans, il fut arrêté sur la route par un groupe de bandits de grand chemin qui, voyant qu'il était Aristotélicien et pensant qu'il devait transporter sur lui, à cause de cela, de grandes richesses, le rançonnèrent et l’attachèrent à un arbre. Voyant qu’il ne possédait rien, pour s’amuser et trouver un dérivé à leur frustration, ils s’en servirent comme d’une cible humaine, raillèrent sa religion, l'accusèrent d'adorer un âne et décochèrent moult quantités de flèches. Chaque trait qui ensanglantait son corps provoquait l'hilarité de ses bourreaux.
C'est ainsi que mourut Nikolos, en l'an 50, dans une forêt giboyeuse aux confins de l'actuelle Moravie.
Son corps fut retrouvé par moi-même quelques jours plus tard. La putréfaction qui gagnait déjà nous obligea à faire bouillir son corps dans l’eau pour en récupérer les ossements que je rangeai dans un coffre de bois précieux qui me suit toujours, même encore aujourd’hui, où je les ai déposés dans un petit oratoire en pleine forêt de Semur, en Bourgogne, région que j’ai évangélisée suivant les enseignements de Nikolos.




On lui associe généralement une colombe avec un rameau d'olivier dans la bouche.

Ses phrases les plus célèbres :

- à un incroyant qui l'excédait: "Et mes fesses ? Tu les as vu mes fesses ? Et pourtant, elles existent !"
- aux révoltés d’une cité : « Dieu s’exprime par le suffrage ; qui conteste les résultats du suffrage librement exprimé, conteste Dieu »
- à Escartus : « Il faut être pour penser et non pas penser pour être »
- à Episkopos : « Les dirigeants de l'Eglise seuls délégués de la justice divine, sauront quelle décision il convient de prendre
»

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MessageSujet: Re: Apôtre Nikolos   Sam 28 Nov 2009 - 11:31


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