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 Le mythe autour de l'Ordre de la Rose sacrée (Calandra)

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Tully
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MessageSujet: Le mythe autour de l'Ordre de la Rose sacrée (Calandra)   Sam 28 Nov 2009 - 11:09



Citation :
Le Mythe autour du Saint et Noble Ordre de La Rose Sacrée : Les Origines




Prologue


L’histoire débute après la mort et l’ascension de Christos, et donc aussi de la retraite des apôtre de Jérusalem vers un lieu secret pour discuter de la future Église, de ce qu’ils virent et aussi de quelles actions devraient être entreprises. La plupart se sont séparés, quelques uns sont partis en groupes de deux et la majorité seuls, tous déterminés à répandre la parole d’Aristote, dans sa nouvelle interprétation, mais aussi la parole de Christos.

C'est l'histoire de la portion d'un de ces voyages, celui de Calandra et de son compagnon Bertilde.

Chapitre Premier : Une rencontre fortuite

Les prêches de Calandra en faveur de l’Église Aristotélicienne la ramenèrent à Jérusalem. Ses blessures psychologiques toujours vives et ses souvenirs de la mort de Christos toujours frais, Calandra faillit presque obéir à sa logique, qui lui commandait de rebrousser chemin et de laisser la ville à elle-même. Mais elle réalisa que sa logique ne pouvait être que dans l’erreur et franchit donc les portes de la ville, espérant ne pas être reconnue et persécutée.

Sur la route, à encore quelques lieus des portes de la ville, elle croisa une vieille dame qui balayait sous un arbre. C’est avec compassion que Calandra s’approcha de la déshéritée. Elle vit alors que la peau de cette dernière avait été victime de violence, l’on y voyait des contusions et des abrasions. Toute sa passion déferla alors sur la pauvre femme et, sans même se demander, elle se jeta à genoux et l’embrassa, la prenant dans ses bras. La pauvre victime, elle, se laissait ainsi prendre sans résistances.

Quand la peine que Calandra avait pour la pauvre femme s’estompa, elle se sentit assez forte pour la relâcher, ce qu’elle fit donc. Calandra la regarda de la tête aux pieds. C’était une femme bien bâtie et il ne faisait aucun doute qu’elle avait d’abord résisté à ses agresseurs. Calandra fixa alors son visage. À part quelques saletés et des taches noires sur les dents, elle ne vit que défiance et passion.

-Dîtes-moi, mon enfant, comment vous nomme-t-on?, demanda Calandra.

La réponse ne se fit pas attendre, «Je m’appelle Publia Iulia Velina et je vous remercie, mère, de m’avoir prise dans vos bras.»

-Dîtes-moi, ma fille, qui vous a fait pareille chose? Pourquoi êtes-vous ici, sur les terres, n’ayant sur le dos que quelques chiffons? Comment pourrais-je vous aider?. Calandra s’assit à coté de la dame et la pris dans ses bras pour la réconforter.

Publia se tourna alors vers Calandra et la fixa dans les yeux. «On m’a dit que je n’étais pas la bienvenue à cause de quelque chose qui se passait en ville… que l’on ne voulait pas de moi, alors on m’a battue, on m’a poussée dehors contre mon gré, dans les rues. Ce que je porte, j’ai du le chercher dans les poubelles de Jérusalem. Les gens ne sont pas très généreux depuis les récents évènements. Ma mère, j’ai tout ce que vous pouvez me donner, vous ne pouvez m’aider plus…»

Calandra serra encore plus fort la jeune femme. «Je vous prendrai comme ma fille, nous rentrerons ensembles dans Jérusalem et nous y trouverons logis.»

Le soir même, les deux femmes entrèrent dans la ville et trouvèrent, en périphérie toutefois, toit où dormir.


Chapitre Deux: Le séjour à Jérusalem

C’est ainsi qu’ils passèrent deux jours à Jérusalem. Dès que les blessures de Publia furent guéries, elle s’appropria de modestes vêtements et se munit d’un bout de bois assez travaillé pour servi de canne, canne qu’elle utilisa pour effectuer ses quotidiennes commissions et ses quelques achats. Calandra craint moult fois que la canne s’affaisse, mais Publia marchait sans efforts, mais elle se retint de faire quelques commentaires déplacés.

À chaque jour, elles parcouraient la ville, se rendant dans de nouveaux secteurs à chaque fois. Calandra profitait de ces promenades pour expliquer à tous la foi aristotélicienne, particulièrement à Publia, qui finit par avoir foi en Aristote et Christos, quoique Publia prit toujours bien soin de rester aux aguets. Au fur et à mesure que Publia se rapprochait du chemin de la vertu, son amitié avec Calandra n’en devenait que plus grande.

Un jour, tard dans l’après-midi, les femmes reçurent quelques denrées, du pain et du maïs… rien de plus, mais cela les contentait parfaitement. Alors qu’elles parcouraient les ruelles qui leurs permettaient de parcourir la ville plus rapidement, Calandra demanda : « Publia, tu es croyante en notre Saint Église, alors pourquoi ne me laisses-tu pas te baptiser, comme j’ai baptisé plusieurs autres devant toi?»

- Ne pourrai-je plus venir avec toi si je ne suis pas baptisée? , de répondre Publia.

- Non, bien sur que non, tu es aussi mon amie, je ne serais plus la même sans toi. , répondis Calandra.

- Puis-je vivre selon les préceptes d’Aristote et voyager avec toi-même si je refuse le baptême?

Calandra, bénie par la sagesse et la passion, répondit : « Mais pourquoi refuser? Le baptême, c’est la prochaine étape de l’assurance de la foi en Aristote et Christos, c’est cette étape qui te permet d’atteindre le paradis solaire à ta mort. Je te connais très bien, je sais que refuser la baptême, c’est te mentir à toi-même.»

- Le chemin de la vertu, de la foi envers le Très-Haut, ses prophètes, Aristote et Christos, est un chemin personnel jusqu’à un point tel où l’on entre dans la grande famille aristotélicienne et que l’on découvre l’amitié. Je ne suis pas encore prête à cette étape. Je t’assure que je ne mens pas à moi-même, je ne fais que m’assurer que je fais le bon choix. , répondit avec émotion et connaissance Publia.

Elles rentrèrent alors à l’auberge où elles se préparèrent leur repas. Elle ne mangèrent que le strict minimum et remballèrent le reste pour le lendemain. Elles attendirent que le soleil se couche en essayant de deviner leurs pensées mutuelles et, lorsque la pénombre enveloppa la ville, elles s’endormirent.

Chapitre Trois : de l'orage et des éclairs

Vint un jour qui commença comme les autres... les oiseaux chantant, un vent, lent, paresseux venant de l’ouest, et le soleil entrant dans la pièce, éveillant les deux pour un autre jour. Ils se préparent comme d’habitude, s’habillèrent, mangèrent une farine de maïs détrempée, Calandra prépara ses cours, et Publia prépara son bâton pastoral. Tout était normal chez eux, mais tout ne serait pas pareil bientôt.

Elles entrèrent dans la rue de Jérusalem encore une fois, cette fois traversant un square elle firent invités par des marchands locaux, pour enseigner pendant que les gens faisaient les courses alimentaires du jour. Tandis qu’elles traversèrent le square, plusieurs choses échappèrent aux yeux de Calandra, mais pas aux yeux de Publia. Il n’y avait pas grand monde, les gens qui étaient là semblaient énervés, prêts à bondir, mais au crédit de Calandra, comme un du monde Spirituel, elle ne le remarqua pas et commença à conduire son enseignement.

Publia était énervée, mais ne le montrait pas pour éviter le malaise de son amie et compagnon. Elle serra entre ses mains son bâton pour être prête pour n’importe quel événement qui pourrait arriver. Calandra commença à discuter sur les idées que l’Etre Saint est le tout puissant, tandis que Publia se fondait dans la foule.

C’est alors qu’un groupe de soldats Romains entra dans le marché et approcha Calandra, plusieurs gardèrent leurs mains sur les flancs, ou croisèrent les bras sur leur poitrine, mais le Centurion l’approcha lui-même, les mains sur son épée. Le temps était devenu nuageux et le vent plus fort, mais le soleil brillait encore suffisamment pour éclairer l’armure du Romain et dans ses yeux. Rapidement elle regarda autour d’elle, mais ne pouvait voir Publia nulle part, en fait beaucoup de personnes de la ville avaient disparu pour éviter une confrontation.

Le chef Romain parla, avec une voie malicieuse et méprisante, « «Vous avez déjà été une fois chassés de cette place ». Vous n’êtes pas la bienvenue. Vous êtes une rebelle contre l’Empire, ici pour le brouiller lui et son peuple. Vous fûtes laissée seule pour vous permettre de quitter de vote propre volonté, mais maintenant c’est trop tard, vous serez punie pur vos crimes. »

Calandra resta muette, après les événements suivants la mort de Christos, elle était sûre que l’esprit et la volonté du peuple avaient changés. Il sembla que ce ne fut pas le cas, bien qu’elle n’avait jamais senti sa présence importune. Peut-être elle était ignorante du monde plus qu’elle ne réalisait. Incapable de trouver une sortie à la situation, et apparemment abandonnée, elle se prépare au pire et tendit ses mains au Centurion pour qu’il les lie.

C’est alors que le premier éclair arriva, il signalait l’arrivée de la pluie, et simultanément du coup de bâton de Publia au bras du chef Romain comme il se saisissait de Calandra. Un autre coup rapide sur le côté du casque fit tomber l’homme à ses genoux et également dans une perte de conscience. Quelques uns de ses soldats coururent pour l’attraper et plusieurs portèrent leurs bras à leur arme.

Publia parla avec une intensité inconnue à Calandra, « «Tu cesseras et renonceras maintenant ! Tu prendras ton chef et te retirera à ta baraque et annoncera que vous avez été incapables de nous trouver. Tu nous permettras de retourner dans notre pièce, prendre nos affaires, et quitter cette ville sans souci ! »

Calandra pensa que sa compagnon avait parlé avec la voix de quelqu’un qui utilise le rôle du commandement. Elle vînt à la conclusion qu’elle connaissait moins de chose à propos de la jeune femme qu’elle ne le crût, elle devrait avoir à s’informer davantage si elles survivent à cette rencontre. Elle regarda le visage de Publia et y vit la détermination et la défiance à partir de ce premier jour, et les choses commencèrent à devenir plus claires.

Les Romains semblaient avoir un air familier sur leur visage, comme si ils avaient reconnu le chef de leurs agresseurs. Ils soulevèrent l’homme sur leurs épaules, enlevèrent leurs mains de leurs fourreaux et s’éloignèrent lentement des 2 femmes. S’approchant de la sortie du square ils tournèrent et partirent.

« Mère, tu dois avoir confiance en moi, nous devons partir. Je répondrai à toutes tes questions plus tard, pour l’instant nous devons bouger urgemment », la voix de Publia était plus douce à présent.

Avec confiance et empressement Calandra suivit son amie sur le chemin de l’auberge, où elles rangèrent leurs affaires et quittèrent la ville immédiatement. Elles partirent, sans regarder derrière, sans ralentissement, et sans hésitation. Plusieurs nuits et plusieurs jours passèrent avant que Publia ne leur permirent un arrêt, un repos, et parler à nouveau.

Chapitre Quatre : Vérité, Baptême et Fondations

Autour d'un feu de camp les deux s’assirent, en tailleur,confortablement au-dessous de l'auvent d'un bosquet d'arbres à côté de la route. Ils mangèrent les restes de pain et le maïs qu'ils avaient réussi à prendre avec eux de Jérusalem. Ensemble ils s’assirent, mais après les événements récents, toutes les deux se sentirent seules.

"Nous devons nous arrêter bientôt à une ville, réapprovisionner notre alimentation," dit Calandra, évitant la question qui flottait à la surface de son esprit.

"Demande, qu’as-tu besoin de demander?," répondit sciemment Publia.

Calandra laisse les pensées de son esprit jaillir de sa bouche, "Pourquoi m'avez-vous trompé depuis aussi longtemps ? Qui est-tu ? Quelles sont tes intentions avec moi ?"

"Mère, sache que je ne t’ai jamais menti, tout ce que j'ai fait avait sa raison, y compris le silence sur certains éléments de mon passé. Je suis désolé que tu te sente sentez blessée par ce fait, mais j'ai fait ce que j’estimais devoir faire. Je suis Publia Iulia Velina; ancien Centurion du groupe auquel nous avons fait face à Jérusalem, l'homme qui les a menés est celui qui m'a souillé mon honneur, ma fierté et ma vertu. Mes intentions restent les mêmes, vous suivre, mère, et vous protéger comme et quand j’en suis capable."

Calandra fut forcée de faire une pause pour un moment, la nourriture devenant cendre dans sa bouche, et elle savait maintenant quel était son but était dans la ville. Ce n'était pas juste un test de son courage et engagement, mais elle avait été envoyée pour accueillir et sauver cette jeune femme également. La volonté de Jah avait en effet pris forme en de mystérieuses voies

"Je suis désolé si je vous ai peiné par mes actions et pensées Publia, il n'y a pas besoin d’être désolé. C'est moi qui devrais faire des excuses, comment puis-je vous servir ?"

"Mère … baptisez-moi."

Et c’est ainsi que Publia la Romaine fut baptisé par Calandra et reçu le nom Aristotelicien Bertilde, signifiant ' la jeune fille brillante guerrière '. Elle fut reçu dans l'Amitié croissante de l'Église et engagée au service de Calandra. Le duo dirigea la cérémonie seul dans le désert, avec Dieu seul comme témoin.

"Comme je suis incapable de porter une arme, tu le feras alors, à côté de moi, pour me protéger des maux du coeur de l'homme," déclara Calandra, "aussi je nous guiderai dans le voyage et dans l'esprit alors nous pourrons atteindre nos objectifs dans le monde, et de l'esprit."

Et par conséquent c’était le lien entre les orateurs et les guerriers de l'Église qui était façonné et lié.

Chapitre Cinq - Les années de service

La paire de femmes servies ainsi l’Église pour plusieurs années et ce, toujours ensemble. Calandra diffusait le verbe de la vérité divine auprès des peuples de plusieurs nations alors que Bertilde restait à ses côtés, toujours vigilante, toujours passionnée en tant qu’assistant pour le clergé. Avec le temps, l’histoire des deux femmes franchit toutes les frontières et se fit entendre partout, même auprès des athées et des membres de fois païennes. Ces personnes se mirent alors à suivre leur exemple et se firent accompagner, pour la plupart par d’ex-soldats romains.

Bertilde a alors été reconnue comme la précurseur de l’idée du soldat au service du Très-Haut, ce qu’elle ne remit jamais en cause. Dans une lettre adressée à ses compagnons et anciens gardiens, elle leur commanda de devenir de véritables gardiens de la foi. Elle leur expliqua aussi les grandes vertus du guerrier, la nécessité de rendre service et que la vraie voie peut etre trouvée en suivant un membre du clergé. Personne ne la contredit dans ses enseignements car ils étaient toujours vrais et purs.

Les deux amies n'etaient jamais loin l'une de l'autre, Calandra était tenue par les règles placées devant elle par Christos, et Bertilde bien qu'elle ne l'était pas, le fit en honneur de sa charge. Les années passèrent, ainsi que leur jeunesse, mais la solitude ne se saisit jamais de leur deux coeurs, et bien qu'approchée par des hommes pour se marier, Bertilde ne ceda jamais. L'Amitié peut etre atteinte par d'autre moyen que le mariage, et l'amour peut etre exprimé par d'autres moyens que la chair.

Finalement l'Apotre Titues fut nommé à la tête de l'église, et fut ainsi promut à Rome. On lui donna le titre de Pape, et l'église prospera. N'ayant jamais pris un guerrier comme compagnon lui meme, mais intrigué à cette idée, il envoya une lettre à tous ceux qui l'avaient fait pour qu'ils se rendent à Rome pour le rencontrer et discuter d'établir une doctrine officielle pour la création d'un tel ordre de l'Eglise.

Calandra et Bertilde recurent ce message, et loyalement se préparèrent au voyage. Elle recurent de généreuses donations de nourriture du peuple, et promirent de revenir. Un noble local leur prêta meme des chevaux, celui ci reconnaissant le mérite de leur entreprise. Et c'est ainsi que la paire partit sur le chemin qui serait le dernier duquel elles fouleraint des pieds ensemble.

Chapitre Six : le Dernier Voyage

Avant que les préparatifs ne soient réalisés, avant même de parler d’aller à Rome, Calandra savait que Bertilde n'était pas bien. Malgré ses nouvelles, rejetant de côté son inquiétude, Bertilde insista sur la réalisation du voyage comme il en était de la volonté du pape et de Jah. Calandra ravala ses ressentiments et persévéra à aider son ami et ses compagnons de n'importe quelle façon qu'elle pourrait.

Pendant le voyage sa condition physique empira, elle fut atteinte de fièvre, et de toux, son visage pâlit, et son corps devint froid au toucher. Pourtant elle refusa de s'arrêter et chercher une quelconque aide; sa foi était si forte qu’elle crût que si c'était son heure elle serait appelée au côté de Jah quand même. Stupéfiée, malgré les miracles qu’elle avait vu, Calandra ne pouvait pas croire une telle fermeté et détermination.

Elles se rendirent sur la côte ou elle négocierent un passage sur un navire en partance pour une ville de la péninsule proche de Rome. La brise sembla améliorer la condition physique de Bertilde et son humeur. De nouveau vive et pleine d'esprit en conversant avec Calandra et l'équipage du navire, l’inquiétude s'est rapidement effacé des esprits des autres. Sa peau reprit sa couleur normale et elle dépensa plusieurs jours sur les ponts au vent, au soleil, et à l’écume.

Beaucoup de nuits et jours passèrent encore et encore il y avait un rivage en vue, parsemée de logements de l'Empire romain. Les sourires abondent tandis que l'équipage se prépara pour son retour sur terre, tous ceux qui ne l’étaient pas déjà, devinrent de fidèles Aristoteliciens grâce à Calandra et ses enseignements, et ils ne pouvaient pas attendre pour répandre la parole eux-mêmes. Le bateau entra au port, et les compagnons quittèrent leurs nouveaux amis et commencèrent leur voyage vers Rome.

Alors que le voyage continua la condition physique de Bertilde empira de nouveau, ceci ajouta de l’inquiétude quant à Calandra et au temps d’arrivée. Il arriva au point où la paire ne pouvait plus voyager du tout, elles demeurèrent à une distance de Rome, mais dans un petit village tout proche. Elles recherchèrent un abri dans un logement local, et Calandra prit soin de Bertilde pendant plusieurs jours.

"Calandra … je crains que mon service à vos côtés, ne soit arrivé à sa fin," chuchota Bertilde tardivement une nuit.

"Ne parles pas ainsi mon amie, c’est temporaire, tu te remettras de nouveau et nous continuerons ensemble à Rome."

"Non, mère, cela ne doit pas être. Je me reposerai ce soir, et le surlendemain je ne pourrai pas saluer le nouveau jour," continua Bertilde.

Calandra commença à pleurer, incroyante, mais sachant qu’elle ne pouvait savoir ce que le nouveau jour pourrait apporter, "Non, tu seras ici, et même mieux, et nous continuerons. Repose toi, pour ainsi tu retrouveras de la force. Et je serai ici à tes côtés."

Elle baissa les yeux vers sa compagne brisée, mais elle était déjà endormie. Elle vérifia pour être sûr, mais c'était du sommeil et pas la mort, elle pouvait sentir le souffle de son ami sur sa joue. Détendue elle mît sa tête sur le sein de Bertilde et s’endormi elle aussi.

Au matin, Calandra était anéantie, car Bertilde avait en effet quitté ce monde. Son corps était paisible et gracieux dans un sommeil éternel, mais des larmes coulaient toujours des yeux de Calandra. Attristée, mais décidée, elle appela de l’aide pour enterrer Bertilde, comme elle l’a justement mérité.

L’endroit fut choisi sur une petite pente couverte d’herbes douces, fraîches, vertes. Elle fut placée à l'intérieur d'une tombe qui fût creusée rapidement et tranquillement par les villageois, et Calandra présida, accordant les droits des obsèques à sa défunte amie. Et la terre fut replacée sur elle, pour protéger son corps.

Cette nuit Calandra se reposa par intermittence, mettant plusieurs heures avant de s’endormir. Le jour suivant elle se réveilla aux cris des villageois, incapable de les comprendre elle s’habilla rapidement et courut vers l'extérieur. Sur la colline sur laquelle Bertilde fut enterrée le jour précédent, poussa un buisson de Roses magnifiques, sur la terre retournée pour sa tombe. Complètement développé et magnifique, impossible autrement que par un miracle est pensa Calandra.

"Voyez cet endroit, la pureté de son coeur, de son âme et de tout son corps ont entraîné la fertilité de la terre. Connaissez ce lieu, protégez ce lieu, mais ne cachez jamais ce lieu, soyez fier que votre ville fut choisie pour un tel miracle," parla-t-elle aux gens.

Elle retourna immédiatement au lieu où elle était restée, avaient cueilli en haut toute leur appartenance, et recommença son voyage vers Rome encore une fois. Comme elle avait commencé le deuil le jour dernier, elle commença celui-ci en le célébrant, le cercle de vie lui paraissait à présent plus évident qu’auparavant. Et maintenant elle était enhardie par le fait que la déclaration du Pape pour créer un Ordre devrait être pris en compte.

Chapitre Sept : Une assemblée à Rome

Calandra arriva à Rome en un jour, hâtée par le but et la mission Sainte. L'assemblée avait commencé quelques jours auparavant, mais une rumeur circulait dans les halls parmi les diverses personnes. Bertilde serait encore représentée à cette réunion.

Provocant un grand désordre Calandra força le passage dans le hall de réunion pour l'événement, ouvrant elle-même la lourde porte à deux battants. Plusieurs religieux et leurs compagnons surgirent pour voir quelle était la cause de ce désagrément tous silencieux quand ils reconnurent l'Apôtre. Elle leva le paquet que Bertilde avait gardé avec elle pendant des années, pleines de lettres, songeries, et les journaux de ses pensées et expériences. Calandra le jeta sur la table, causant lors du choc avec les autres objets du bruit du fait de son poids.

"Voici ce que vous cherchez vraiment ! Contemplez les écritures de Bertilde, la vraie fondatrice de l’ordre que vous créez ici aujourd’hui! Sachez qu’il est connu que son corps repose sur la terre, avec un buisson de Rose y poussant dès le jour même! Elle est avec le Seigneur maintenant, regardant en bas sur vous tous ici comme vous décidez le destin de son travail et de sa Foi! Ne la discréditez pas," déclara Calandra.

Elle se tourna et se retira de la chambre, quittant la création aux gens plus concerné qu'elle. Elle rejoignit, comme promis, les gens qu’elle laissa et a continua son enseignement auprès d’eux. Un jour elle reçut une lettre exposant les conclusions de l'assemblée décrétée du Pape, Calandra sourit, et elle sourit chaque jour jusqu'à sa mort.

Epilogue

L'Ordre constate ces écritures comme étant la vérité, et avec bonne intention les déclare comme documents sacrés devant être respectés et vu comme la révélation dans ses propres moments fondateurs. L'Ordre reconnaît aussi que le guerrier Bertilde est le premier vrai membre, matrone, et chevalier de l'Ordre, bien qu'elle n'ait jamais eu de tel titre dans la vie. Ses enseignements, par le souvenir et la lettre, sont préservés à ce jour et vu comme les guides originaux à la vie des membres de l'Ordre.

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