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 Réflexions d'un Professeur ou "La Beauté" (Par Tully)

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Tully
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MessageSujet: Réflexions d'un Professeur ou "La Beauté" (Par Tully)   Ven 6 Nov 2009 - 22:19

Citation :
Introduction...

Parler de la beauté en disant qu’elle est une voie qui mène à Dieu, qu’elle possède donc une « fonction », est paradoxal, tant il est vrai qu’elle se caractérise par une absolue gratuité. C’est vrai, elle est dénuée de toute dimension utilitaire. Pourtant, si la beauté – celle de la Création ou celle des œuvres d’art – est foncièrement gratuite, elle n’a pas sa fin en elle-même : elle est subordonnée à la finalité de l’homme. Elle a en effet la capacité de produire en l’homme une transformation, de le rendre plus humain et, partant, de le faire devenir ce à quoi il est appelé à être. Il y a donc lieu d’essayer d’identifier ce que la beauté et, spécifiquement, les diverses disciplines de l’art (architecture, sculpture, peinture, musique, littérature…) peuvent apporter à l’homme pour l’aider à s’accomplir, à accomplir sa vocation.

De l’humanisation de l’homme…

La beauté artistique possède d’abord ceci de rare de pouvoir favoriser la communion entre les personnes. C’est bien le signe que le langage de la beauté est universel ! La beauté jette des ponts entre nous.Tisseur de liens entre les hommes, l’art est un facteur de socialisation. Or, l’homme est un être social.

La beauté artistique est révélatrice ensuite de sens. Elle le fait à sa manière, différente de celle de la voie de la raison, qui fait appel à l’intelligence. L’art ne se conceptualise pas, il se reçoit, il se ressent. Bien des œuvres littéraires, à défaut de répondre aux éternels « pourquoi ? » de l’existence, leur apportent une humanité. À sa manière, l’art est porteur de sens et chemin d’humanisation. La beauté rappelle à l’homme qu’il n’est pas un objet, mais un sujet, qu’il est une personne avec sa dignité et une vocation propre.


… à l’ouverture de l’homme à Dieu

La beauté a partie liée avec ce qu’il y a de meilleur en l’homme. Elle l’aide à se révéler et à s’exprimer. Il y a plus : la beauté artistique a une capacité d’humanisation telle qu’elle ouvre l’homme sur des horizons qui dépassent son être même. Elle lui révèle qu’il existe en lui une dimension qui est plus grande que lui, qui dépasse sa nature. « Ce que nous serons ne paraît pas encore clairement ». Il y a au plus intime de chacun de nous un lieu sacré ouvert au mystère de l’Infini. L’art, par la perception du Beau qu’il nous donne de faire, est apte à nous élever jusqu’à ce lieu sacré au sommet de nous-mêmes, où se rencontrent notre nature et une autre bien plus grande que la nôtre et pourtant unie à la nôtre.

Les trois voies qui font aller à Dieu selon un docteur de l'Église anonyme sont : la vérité, le bien (la charité) et le beau. La voie de la vérité, soulignait-il, consacre l’intelligence humaine ; l’Église catholique, comme aucune autre religion, faisait-il valoir, a beaucoup misé sur elle pour faire déceler à l’homme le mystère de Dieu et son projet sur lui. La charité, continuait le docteur, a toujours été considérée par l’Église comme la voie royale qui mène à Dieu, car « Dieu est amour ». Quant au beau, prisé aussi par l’Église, concluait-il, il est la voie sûre capable de causer l’émotion et d’élever l’âme : « La beauté nous donne accès à cette part de nous-mêmes où il y a plus que nous-mêmes. À ces heures-là, nous sommes peut-être prêts à entendre Dieu et à entrer en relation avec lui. » La beauté nous saisit en même temps qu’elle nous fait saisir fugitivement Dieu et, ce faisant, nous dispose à l’écoute intérieure d’un appel venant de lui. Elle nous ouvre à lui, à sa splendeur, et en même temps à la nôtre en lui.


Quand Beauté et Vocation ne font qu'un...

Lorsque l'on m'a posé la question alors que je n'étais que Curé de Chambéry, comment était venue ma vocation de servir le Très-Haut, voici ce que j'ai répondu :

Citation :
« Ma vocation pour l'Église et le Très-Haut a grandi presque naturellement en moi et sans grands événements de conversion. Deux choses m’ont particulièrement aidé sur ce chemin : dès l’enfance, aidé par mes parents et par mon curé, j’ai découvert la beauté de la liturgie et je l’ai aimée de plus en plus, car je sentais qu’elle laissait transparaître la beauté divine et que le ciel s’ouvrait devant nous ; le deuxième élément a été la découverte de la beauté de la connaissance, la connaissance de Dieu, les Saintes Écritures, grâce auxquelles il est possible de s’introduire dans cette grande aventure du dialogue avec Dieu qu’est la théologie. Ainsi, cela a été une joie d’entrer dans ce travail centenaire de la théologie, dans cette célébration de la liturgie, dans laquelle Dieu est avec nous et se réjouit avec nous. »

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