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 Saint Grégoire

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MessageSujet: Saint Grégoire   Mer 28 Jan 2009 - 19:44

Citation :



        Vita de Saint Grégoire de Naziance

          Patron de l'ordre Grégorien













      Jeunesse et apprentissage de Grégoire



    C'est en 330 après Christos que naquit Saint Grégoire de Naziance, fils d'un des chanoines du diocèse de Césarée. Dès son plus jeune âge, il fut initié à la théologie, aux sciences de l'Eglise et à tout ce qu'un jeune homme respectable se doit de savoir. Il avait une grande soif de connaissance, et ne cessait de questionner vigoureusement son précepteur, un honorable prêtre. Jusqu'à la fin de son enfance, il resta confiné dans le cadre familial, s'initiant peu à peu aux rites aristotéliciens.

    Alors qu'il venait d'entrer dans sa quinzième année, son père, qui le destinait à entrer dans les ordres, l'envoya étudier à Alexandrie, afin de compléter les enseignements qu'il avait reçu à Césarée, dans les écoles de grammairiens. Ainsi, Grégoire fut embarqué à bord d'une galère qui faisait route vers l'Egypte, et qui vogua calmement sur les flots. La traversée fut dans ses débuts, assez calme, mais dès que l'embarcation prit un peu le large, elle fut emprisonnée dans une violente tempête, dont la puissance impressiona le jeune Grégoire. Lorsqu'enfin il posa le pied à Alexandrie, il était perturbé par ce qu'il avait vécu, mais se pressa de commencer ses études.

    Introduit dans l'école d'Alexandrie, il suivait avec assiduité chaque cours, et répondait avec ferveur aux questions des professeurs. Dès qu'il lui restait un peu de temps, il rejoingnait la grande bibliothèque et lisait, traduisait, étudiait les ouvrages qu'il avait à sa disposition. Un soir, alors qu'il décryptait, à la lumière d'une bougie, un traité médical, des cris se firent entendre. Les persécutions envers les aristotéliciens n'avaient pas diminué, malgré les années, et celle de ce jour fut l'une des plus violentes. Dans les rues, les romains massacraient hommes, femmes et enfants, sans distinction aucune. Peu après, ils incendièrent la bibliothèque, dont les parchemins s'enflammaient et se consumaient. Sous les yeux emplis de peur de Grégoire, les étagères chutaient dans un bruit infernal. Terrifié, il trouva le courage de sortir par l'une des seules dernières issues, lorsqu'il entendit les gémissements d'un vieillard, bloqué par les flammes. A ce moment, plus aucune peur ne l'habita, il courut et prit l'homme sur ses épaules, et parvint à sortir du bâtiment en feu.

    L'homme qu'il venait de sauver était inconscient, et visiblement blessé. Alors Grégoire le porta jusqu'à la petite maison qu'il habitait, où il le recueillit et le soigna pendant deux longues semaines. Grâce à ses connaissances médicales, il parvint à traiter les brûlures jusqu'à leur disparition, échangeant avec son invité lorsque celui-ci se réveillait. Il le nourrit, le choya et l'hébergea pendant presque un mois, jusqu'à ce qu'il soit enfin pleinement rétabli. Amitié et Charité guidaient son cœur, et, n'attendant nulle récompense nulle autre que la guérison de son patient, grande fut sa joie de constater celle-ci.

    Son hôte ayant achevé son œuvre, le vieil homme sans fut, non sans avoir longuement loué et remercié Grégoire. Ainsi, il poursuivit ses études à Alexandrie, une partie de la bibliothèque ayant pu être sauvée. Mais après deux ans passés en cette ville, il lui sembla bon de visiter une autre Cité, et il quitta donc l'Egypte pour Athènes. Depuis son plus jeune âge, il rêvait de s'y rendre car il savait que c'était là où avait vécu le grand Aristote. Son voyage fut nettement moins tumultueux que le précédent, et il arriva à destination sans encombres.

    Là-bas, il s'installa dans les alentours de la ville, s'y rendant régulièrement afin d'étudier dans les nombreuses écoles, héritières de celle fondée par Aristote, il y avait de cela des années et des années. Il y apprit la rhétorique et y retrouva celui qu'il avait soigné. C'était un après midi chaud, en plein été, alors qu'on attendait le nouveau professeur de l'histoire de l'Eglise, entra le rescapé d'Alexandrie. Grégoire, surpris, ne pipa mot et suivit le cours avec attention, puis vint discuter avec le nouveau maître. Cet homme se nommait Scorate de Constantinople, et sa rencontre changea radicalement la pensée de Grégoire. En effet, celui-ci, dans ses premières années, avait fui toute responsabilité et charge cléricale. Il se sentait désormais prêt moralement à guider une communauté, mais il lui fallait auparavant achever ses études.

    Un soir, il rentra chez lui, dîna frugalement et se coucha. Mais dans la nuit, il fut réveillé par de puissants soupirs. Ouvrant les yeux, il se leva et s'en alla écouter à la porte de sa petite demeure. Il y avait grand bruit, dehors, des objets frappaient les uns contre les autres. Il ouvrit, mais ne vit personne. Grégoire passa alors la tête par l'entrebaillement, et une puissante bourrasque de vent le fit rentrer violemment à l'intérieur. Croyant l'apocalypse venue, il s'agenouilla et pria la nuit durant. Mais le vent ne se calma, et redoubla même d'ardeur. La toiture craqua et s'envola, tandis que le jeune homme se serrait contre les murs et continuait d'implorer le pardon de Dieu. Peu à peu, toutefois, la puissance diminua, et au petit jour, un grand calme s'était abattu sur les environs.

      De la vie monacale et de la contemplation


    Il s'en retourna donc à Athènes, et raconta ce qui lui était arrivé à Scorate, qui l'invita à résider chez lui. Ils discutèrent grandement de principes et valeurs qui leur étaient chères : le Savoir, l'Amitié, le Partage et la Charité. Durant plusieurs années, ils vécurent ainsi, débattant régulièrement sur des thèmes théologiques ou politiques, mais une lettre fit rentrer Grégoire à Césarée. On lui annonçait en effet, en 357 que son père venait de trépasser, et lorsqu'il rejoignit la demeure familiale, on lui fit comprendre que les dernières volontés de son géniteur étaient qu'il le remplace en tant que chanoine. Il ne s'en sentait pas encore capable, alors il fuit et rejoignit le monastère d'un de ses amis d'enfances : Basile. Ils poursuivirent tous deux l'approfondissement de leurs connaissances, vivant frugalement, comme tout moine se devait de vivre.

    Cette ambiance de méditation fut fort bénéfique à Grégoire, car il découvrit alors ce qu'était la contemplation. Peu en parlaient, il s'efforça alors de mettre des mots sur ce en quoi cela consistait.

    Citation :
    Dans le cloître du monastère, seuls les oisillons chantonnent, et le vent souffle une légère brise. Rien d'autre ne vient troubler la sage méditation du moine, jusqu'à ce qu'il se plonge dans la contemplation. Alors, tout ce qui est d'ordre matériel n'existe plus, et il accède alors à la vérité divine.


    Mais le temps passait, et peu à peu, il se sentait prêt à prendre la tête d'un troupeau de brebis. Suite à son ordination par Basile, il profita du passage d'une caravane marchande et prit le chemin de Césarée, passant ses nuits dans le désert, à méditer et réfléchir. Alors que la chaleur de la journée était à son comble, on entendit au loin des bruissements, et une puissante secousse vint ébranler le sol. Jeté à bas de sa monture, Grégoire s'efforça de ramper jusqu'à un abri, mais la puissance émanant de la terre était grande, alors il resta passif, à attendre que le calme revienne. Lorsqu'enfin plus aucun mouvement ne vint troubler le vide du désert, il se leva, et regarda le Soleil.

    Quatre cataclysmes, quatre fois qu'il y survivait. Rassemblant comme il le pouvait ce qui restait de la caravane, suite à la disparition du meneur, il se pressa de rejoindre Césarée où, dès son arrivé, il commença à écrire dans ses mémoires.


    Citation :
    345 - Alexandrie

    Et l'écume frappait la coque de notre embarcation, jamais je n'ai vu une puissance aussi acharnée. Durant des jours et des nuits, le bois craquait et gémissait sous la pression. J'ai imploré le Très-Haut, mais rien n'y a fait...
    J'ai lu qu'il existe quatre éléments, mais d'entre ceux-ci, l'eau doit certainement être le plus puissant et le plus dangereux.

    345 - Alexandrie

    Les flammes léchaient les murs de la bibliothèque, et j'étais impuissant face à cela. Tout semblait rouge comme le sang, et celui des innocents coulait tandis que je m'efforçais de fuir cet Enfer.
    J'ai connu l'eau, désormais, je connais le feu.

    347 - Athènes

    Les puissantes bourrasquent frappaient ma demeure, et secouaient les arbres. Le toît s'envola sous leur pression, détruisant ma seule habitation. Et je crus que l'apocalypse était venue, tant ce vent était synonyme de destruction.
    J'ai connu l'eau et le feu, désormais, je connais l'air.

    360 - Césarée

    Nul bruit n'accompagnait le tremblement de la terre, si ce n'est un affreux vombrissement qui me prenait au ventre et me le tordait violemment. Grande était ma peur, car on ne voit son ennemi lorsqu'il vient des profondeurs.
    J'ai connu l'eau, le feu et l'air, désormais, je connais la terre.


    Il existe donc quatre éléments visibles, chacun d'eux peut causer des ravages, mais est nécessaire à l'équilibre de la Vie. Mais Aristote nous dit qu'il en existe un cinquième : l'Ether. Jamais je ne l'ai rencontré, et lorsque ce sera le cas, je ne pense pas que je pourrais l'écrire.

      Des premières années de sa prêtrise


    Peu après, il devint vicaire à Naziance, et se rapprocha de l'évêque de Césarée, avec qui il entretenait des rapports amicaux. Le vieux prélat voyait en lui une jeunesse vive et symbole de nouveauté, il reconnaissait aussi sa grande intelligence et ses vertus morales, tandis que le jeune Grégoire voyait en cet homme que le temps avait façonné la représentation de la sagesse et de l'expérience. Les sermons et les messes du vicaire plaisaient beaucoup, il prônait en effet la vertu et citait beaucoup Aristote. Certains voyaient en lui un guide parfait, et une femme, Athénaïs, lui demanda de le guider sur la juste voie. Voici par ailleurs l'une des lettres qu'il lui écrivit :

    Citation :
    Eloignez de votre esprit tout ce qui est étranger à la vertu et indigne de vos pensées ; appliquez-le à la piété et à tout ce qui est bien ; exercez-le à ne rien accepter et à ne rien décider qui n'ait été sérieusement examiné ; fortifiez-le, en tout temps et de toute manière, par la méditation des conseils tracés par les saints qui nous ont précédés.

    Faites passer toujours la justice à l'égard des étrangers, comme à l'égard des amis, avant toute rancune et toute amitié.
    Ayez pour amie et pour compagne inséparable la tempérance, qui doit être profondément et solidement enracinée dans votre âme.


    Le Père mourut deux années plus tard, laissant à son disciple une lettre où il l'assurait de sa profonde amitié. Grégoire s'attrista de la disparition de ce grand homme, mais savait, en son fort intérieur et d'après ce qu'il avait lu, que les portes du paradis s'étaient ouvertes à l'évêque. Peu après, il reçut une visite de son ami Basile, qui avait été choisi pour remplacer le maître de Grégoire en tant qu'archevêque de Césarée. En effet, depuis plusieurs mois, un certain Gnome, prêtre, ne respectait plus l'Aristotélisme, et convertissait nombre de ses confrères, les éloignant de la juste voie. Ainsi, l'archevêque nomma son ami responsable du diocèse de Sasimes, où il s'efforça de se rendre. Voyant les portes closes, il prêcha longuement, invitant les disciples de Gnome à revenir sous le joug de l'Eglise Aristotélicienne.

    Citation :

    La métaphysique est la science des causes premières... Mais Aristote la définit aussi comme la science de ce qui est, en tant qu'il est : de l'étant en tant qu'étant. Deux définitions bien contradictoires en apparence mais c'est dans ce paradoxe que se trouve la Vérité. Pour nous inviter à aller plus loin. Car la vérité, si elle est une, n'est pas uniforme. Elle est symphonique. Invisible aux yeux de ceux qui ne sont pas expérimentés, elle nous est révélé de façon contradictoire en apparence et il nous faut continuer à chercher pour la trouver.

    Jamais il ne put entrer, mais ce discours immunisa les aristotéliciens contre celui de Gnome, et nul ne fut plus jamais converti.




      De l'amour des pauvres



    Il retourna ensuite à Naziance, d'où il géra les affaires courantes de son diocèse, et devint simple chanoine. Ce changement de rôle lui laissa plus de temps libre, qu'il employa à se rapprocher des populations plus pauvres. Ainsi, il enseigna aux plus démunis les Saintes Ecritures, le message d'Aristote et de Christos, sans jamais se décourager et gardant toujours la même Foi. Il s'éloigne peu à peu de la hiérarchie, qui lui semble parfois pervertie, ne côtoyant que son ami l'archevêque de Césarée. Il écrivit ensuite De l'Amour des Pauvres, puis se fit simple ermite, vivant de sa terre et de sa prière. Il allait de ville en ville, prêchant avec la même vigueur qu'auparavant, et convertissait des foules entières au message aristotélicien.

    Quelques années plus tard, aux alentours de 380, l'hérétique Gnome meurt, et Grégoire est invité à prêcher à Constantinople afin de reconvertir ceux qui avaient été détournés de l'Eglise. Il y laissera une parole qui restera célèbre et qui deviendra l'adage de l'ordre grégorien :
    Citation :
    "Chacun a son point faible, moi c'est l'amitié"

    Poursuivant son oeuvre de reconquête des églises converties par Gnome, il finira par en faire revenir une grande partie dans la voie de la Vertu, suivant les préceptes d'Aristote. Affaibli par la mort de son ami Basile, il rejoint Naziance où il écrit encore plusieurs ouvrages théologiques. Fatigué par une longue existence, il s'éteint en 390, où enfin il découvrit ce qu'était que l'éther, rejoignant par la même le Très-Haut, Aristote, Christos et les vertueux, au paradis Solaire.


      Citations célèbres


    - "Il accepte la pauvreté de ma chair afin de me faire entrer en possession des richesses de sa divinité…"


      Reliques

    - Son crâne et sa main sont conservés dans la crypte du monastère grégorien d'Argentat
    - L'essentiel de son corps se situe en Orient, en attendant de rejoindre l'Occident.

      Prière à Saint Grégoire

    Ô Saint Grégoire
    Eloigne de nous tous ces déboires !
    Protège nous du péché,
    Conserve de nous de la malhonnêteté !
    Fais fuir enfin tous ces mensonges,
    Et qu'enfin la vérité triomphe !

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